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L'étape du deuxième album pouvait-elle mieux se passer pour Clara Luciani ? Avec "Coeur", la chanteuse a confirmé son talent et son incroyable popularité, faisant danser la France avec les tubes "Le reste" et "Respire encore". Forte de 325.000 ventes, l'artiste de 30 ans a vibré au son de la fièvre disco chaque soir sur sa grande tournée qui vient de se terminer avec deux concerts complets à l'Accor Arena de Paris. Désormais, Clara Luciani, nommée deux fois aux Victoires de la Musique, se dévoile un peu plus dans le documentaire "Clara Luciani : Ça commence comme ça" disponible sur Prime Video, dans lequel elle revient sur « son parcours artistique et intime », entre son enfance, les blessures, les coulisses de son métier ou encore son succès.
"J'étais le vilain petit canard"
Dans le film, décrit comme « une porte ouverte sur (sa) vie », en plus du témoignage de Clara Luciani, ses parents, sa soeur Elha, sa famille, ses amis ou encore son compositeur ont accepté de se confier devant la caméra du réalisateur Philippe Lézin. « Mon image, il ne faut pas trop que j'y sois confrontée. Je suis extrêmement mal à l'aise avec ça » explique notamment la chanteuse de "Tout le monde (sauf toi)", qui est désormais « mal à l'aise avec les photos » et qui parfois refuse les selfies avec les fans. Elle est revenue avec émotion sur ses complexes, notamment liés à sa taille, elle qui mesurait déjà 1,73m à l'âge de huit ans. « Elle était immense, on ne voyait qu'elle » explique sa grande soeur, la chanteuse Ehla, dans le documentaire, avant que sa cousine confirme que ça n'a pas été évident pour elle durant l'enfance et l'adolescence : « Les gens la regardaient un peu comme une bête sauvage ». Devenue « le vilain petit canard » des autres élèves, Clara Luciani a ainsi vécu un harcèlement scolaire quotidien. « Il y a des élèves qui mettaient des punaises sur ma chaise et qui me jetaient des cailloux dans la cour » révèle-t-elle, bouleversée de se replonger dans ces mauvais souvenirs.
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Comme souvent chez les enfants victimes de harcèlement scolaire, Clara Luciani n'a pas osé dénoncer. « Elle n'en parlait pas auprès de nous directement. On a appris les choses bien plus tard. Elle était très secrète » explique même son père, qui n'a pas vu sa détresse. La jeune fille a alors développé des stratagèmes et talents pour se démarquer. « Je faisais des spectacles dans la cour de l'école, je distribuais un journal que je faisais photocopier par mon papa. Je me disais : "C'est en proposant autre chose que je vais leur plaire" parce que ça ne passerait pas par le physique » analyse Clara Luciani, qui en garde encore aujourd'hui des séquelles : « Je me suis construite autour de ce que j'ai été, c'est-à-dire la mal-aimée de l'école et quand je me regarde, c'est encore cette version de moi-même que je vois. Ce qui est dur, ce sont les stigmates que tu transportes toute ta vie avec toi ».