Crédits photo : Montage Pure Charts / Abaca
L'affaire avait fait grand bruit en novembre dernier. Taylor Swift, alors sur le point de faire exploser les compteurs avec la sortie de son nouvel album "1989", décidait à la surprise générale de faire retirer toute sa discographie des services de streaming Deezer et Spotify. « Le piratage, le partage de fichiers et le streaming ont fait chuter les ventes de disques de manière drastique. Chaque artiste a dû s'adapter. A mon sens, la musique ne devrait pas être gratuite, et je suis persuadée que les labels et leurs artistes décideront un jour par eux-mêmes du prix de leurs albums. J'espère simplement qu'ils ne sous-évalueront pas le prix de leur art », avait-elle fait savoir quelques semaines plus tôt dans un éditorial engagé publié par le Wall Street Journal.
En clair, la chanteuse a pris très au sérieux la question de la faible rémunération des artistes via ces plates-formes et a décidé d'imposer ses propres règles. Bien lui en a pris puisque "1989" s'est depuis écoulé à 4,5 millions d'exemplaires rien qu'aux États-Unis !
Une rémunération supérieure
Seulement, les convictions de l'interprète de "Style" ont flanché devant la proposition alléchante de Jay-Z. Le producteur américain et époux de Beyoncé a racheté au début du mois de mars la plate-forme Tidal pour la modique somme de 56 millions de dollars. Une acquisition qui vient renforcer la présence du rappeur et homme d'affaires sur ce marché, lui qui a également acquis le service de streaming musical Wimp début 2015. Tidal revendique une qualité supérieure à ses concurrents, avec une offre d'abonnement haut de gamme proposée à 20 dollars par mois. Le double de Spotify et consoeurs ! C'est sans doute pour cette raison que Taylor Swift a accepté de d'enrichir le catalogue proposé avec ses cinq albums, comme rapporte Billboard : le montant des revenus reversé aux artistes y est plus important.