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Nous y étions
lundi 26 août 2019 20:01

Rock en Seine 2019 : les temps forts avec The Cure, Jorja Smith, Jeanne Added...

Rock en Seine était de retour à Saint-Cloud avec un atout de choix : The Cure. Outre la bande de Robert Smith, le festival a su relever le niveau avec une bonne programmation, entre Jeanne Added, Jungle, Jorja Smith, Deerhunter, Two Door Cinema Club et Royal Blood. On y était !
Crédits photo : Montage Pure Charts / Bestimage / Mathieu Foucher
Pour Rock en Seine, le cru 2019 était l'occasion de relever la tête. Relever la tête après une édition 2018 très critiquée (la présence des rappeurs PNL, Post Malone et Macklemore en tête d'affiche) et finalement désertée (90.000 spectateurs sur trois jours, la moins bonne audience du festival depuis dix ans). Pour se refaire une santé, RES a fait très fort en misant sur un nom d'envergure : The Cure. Pour sa seule venue française de l'année, la bande de Robert Smith a choisi le cadre du Domaine National de St Cloud. Forcément, les spectateurs ont accouru pour assister à l'une des rares venues du groupe en France et, à 21 heures, la Grande Scène était littéralement inaccessible. Mais revenons quelques heures en arrière... A notre arrivée, la mise en jambe s'est faite avec Balthazar, sur les coups de 17 heures. Sur une Grande Scène bien remplie (principalement de fans des Cure), le groupe belge motive les troupes, se permet même un petit passage parmi les festivaliers et nous donne la "Fever" sous un soleil de plomb... C'est pop, c'est rafraîchissant, c'est dansant et c'est une parfaite introduction au cru 2019.

On aurait aimé vous dire du bien de King Princess, seulement la chanteuse a annulé sa venue la veille. Et ses remplaçants n'étaient pas pas pour nous déplaire puisqu'il s'agit de MNNQNS. Venu de Rouen, qu'ils décrivent comme la « capitale du monde moderne », les quatre jeunes musiciens (ils ont la vingtaine) ont délivré un set rock purement jovial et électrisant. Une première claque suivie d'une seconde... quelques minutes plus tard. Sur une Grande Scène bondée, Jeanne Added a fait une véritable démonstration de force. Accompagnée de l'ensemble vocal Accentus, la chanteuse a délivré une performance éblouissante naviguant entre passages aériens sublimes (éblouissants "Look At Them" et "Radiate") et longs ponts électro renversants (une version longue de "Mutate" à tomber). Même les fans de Cure sont tombés sous le charme de la Rémoise, c'est dire !




Qui dit nouvelle édition dit nouvelle disposition. Ainsi, la scène Pression Live (où on a pu voir Her, Slaves ou Slowdive) a disparu, réduisant l'espace du site. A la place, la scène des 4 Vents a été installée près de l'entrée, mais celle-ci, en plein passage, n'était pas vraiment propice aux shows. Idem pour la minuscule scène Firestone (dont le décor n'est autre qu'un garage) qui se retrouve dans un espace beaucoup trop grand. C'est sur cette scène que le duo Let's Eat Grandma a clôt une performance délirante à base de jeux de mains. Johnny Marr a débarqué, quant à lui, sur la scène des 4 Vents bien trop petite pour lui. C'est évidemment lorsqu'il a interprété les chansons des Smiths (énormes "Bigmouth Strikes Again" et "How Soon Is Now") que le public était en liesse. Malheureusement, nous avons manqué la fin de son set pour retourner direction la Grande Scène.

Close to us


The Cure, donc... Le sujet de toutes les conversations du jour, le nom et le visage imprimé sur tous les t-shirts. 30 minutes avant le début du concert, il est impossible d'aller plus loin que la régie. Ici et là on parle même de la plus grosse influence jamais vue au festival. Avec deux minutes d'avance, le mythique Robert Smith arrive sur scène, accueilli comme un véritable dieu. Cheveux ébouriffés, rouge à lèvres et khôl inévitables, il ouvre les hostilités avec le plaintif "Plainsong", extrait de l'album "Disintegration" qui fête ses 30 ans. De ce disque culte, six autres titres seront interprétés dont les tubes "Love Song" et "Lullaby". Un bonheur pour les fans, qui auront donc le droit à une setlist bâtie pour eux (avec les plus rares "Last Dance", "39" ou "Burn"), moins pour le grand public. Déjà un peu gâché par un son mal réglé, le concert ne démarra véritablement qu'à partir de "In Between Days", soit au bout de 55 minutes. Malgré cela, The Cure a délivré une performance hypnotique et saisissante porté par un Robert Smith impeccable vocalement, qui s'est même laissé aller à quelques blagues en franglais. Tandis que la nuit se fait sur Saint-Cloud, sa silhouette aux cheveux noir corbeau illumine le site. Généreux, les Cure donnent une performance de plus de 2h15. Si la foule ne désemplit pas, le grand public soufflera enfin avec un rappel en forme de greatest hits. Dans une dernière ligne droite, "Close to Me" lui permet à d'occuper l'avancée tandis que "Boys Don't Cry", en guise d'adieu est repris en choeur par la foule. « Les garçons ne pleurent pas » mais Robert Smith a du mal à retenir ses larmes lorsque 40.000 spectateurs l'acclament de vive voix. Lui voudrait continuer, on luit fait comprendre non. C'est donc avec sa moue légendaire et son regard passionné qu'il quitte la scène. Un grand moment.




Soyons honnête, le samedi proposait le programme le moins excitant des trois jours mais nous a réservé néanmoins un enchaînement des plus divins : Polo & Pan, Jorja Smith et Jungle. Programmé à 19h45, le duo parisien est venu faire danser le public. Débutant sur une version électro du thème du "Grand blond avec une chaussure noire" (oui, oui !), Paul et Alexandre ont emmené le public dans un voyage des plus exotiques, de "Zoom Zoom" à leur tube imparable "Canopée" en passant par quelques inédits. Pas le temps de reprendre son souffle que Jorja Smith débute déjà sur la Grande Scène. Avec une allure de star incontestée, la jeune britannique séduit un public qui grossit au fil des minutes. En une heure de show, elle balaie son répertoire entre "The One", le hit "Blue Lights" et le petit dernier "Be Honest" qui fait danser la foule. Le tout, porté par une voix qui nous file encore la chair de poule, deux jours après. Mais tout cela n'était qu'un amuse-bouche avant l'attente de la soirée : Jungle. A son habitude, la joyeuse troupe anglaise a fait danser la Cascade sans interruption et pour notre plus grand bonheur. "Happy Man", "Heavy California", "Julia", "Time"... On en redemande encore face à cette heure trop vite passée. Tête d'affiche du soir peut-être trop ambitieuse, Major Lazer joue devant un public compacte dans les premiers rangs mais assez clairsemé dès que l'on prend de la distance. Du haut de sa tour, Diplo lance les titres du trio mais surtout ceux des autres (Travis Scott, Enur et même Aya Nakamura ou Booba).

Pogos et grosses guitares : un final très "Rock en Seine"


Le dimanche sera rock, ou ne sera pas. Comme à chaque final "rockenseinois", c'est sur les coups de 14 heures qu'il faut atteindre le site. Pas de chance pour les lève tard qui rateront peut-être quelques-uns des sets phares du week-end. Devant la scène de la Cascade, ils sont quelques irréductibles à braver le soleil écrasant pour voir Mini Mansions. Une température caniculaire qui aura raison des Californiens, qui subissent quelques problèmes techniques. Une heure plus tard, c'est au tour de Sam Fender de prendre possession des lieux. Si les festivaliers cherchent encore l'ombre des arbres, l'Anglais était une de nos grosses attentes. Malheureusement, son set écourté de dix minutes est un peu expédié, l'artiste ne décrochant même pas un seul sourire au passage. Dommage car ses chansons sont excellentes ("Play God" et "Hypersonic Missiles" en final le prouvent). On attend quand même avec impatience son album attendu le 13 septembre.

Crédits photo : Olivier Hoffschir
Pendant ce temps-là, les artistes de la Grande Scène jouaient dans la catégorie « reprendre du poil de la bête sur scène ». Premier exemple avec Two Door Cinema Club. On les avait quittés avec un concert machinal et décevant au Casino de Paris en 2017, on les retrouve avec une aisance folle en live, un véritable décor et un sens du show désormais inné. Même s'ils sont programmés trop tôt (16 heures alors qu'en 2016, le groupe jouait à 21 heures), les trois Nord-Irlandais ont rameuté la foule à coup de tubes imparables ("What You Know" est joué au bout de 15 minutes !) et de nouveautés qui passent avec mention le cap du live (excellents "Dirty Air" et "Talk"). Deuxième exemple avec Royal Blood. Là aussi, le concert donné aux Eurockéennes de Belfort il y a deux ans nous avait laissé un goût amer. Désormais, les deux nouveaux prodiges du rock anglais ont pris une véritable assurance sur scène, pouvant désormais prétendre à un véritable passage en tête d'affiche. Pour preuve, la Grande Scène est noire de monde pour headbanger sur les titres imparables du duo. Malgré un synthé qui rend l'âme en plein concert, Royal Blood déchaîne le public à coup de gros riffs ravageurs. Il ne faut pas longtemps avant que pogos et circle pits soient déclenchés au plus près de la scène. 1h15 de très très haut vol, qui a fait l’unanimité.




Entre les deux, Deerhunter a délivré ni plus ni moins que LE set de l'édition 2019. Totalement délirant, Bradford Cox est imprévisible sur scène et mène son groupe à la baguette. Durant 55 minutes, direction le septième ciel avec dix titres tous plus incroyables les uns que les autres. En final, une version dantesque de "He Would Have Laughed" s'étire sur près de 15 minutes. « Merci » lance simplement Cox avant de lâcher son micro provoquant un larsen. La messe est dite. Non, le rock n'est pas mort et ce dimanche est donc venu le prouver. D'ailleurs, l'intégralité du public de Royal Blood court pour assister à la performance de Foals, bizarrement programmé sur la trop petite scène de la Cascade. Forcément, l'espace est plein à craquer de tous côtés pour assister à la véritable clôture du festival. Pendant une heure non stop, le groupe assure le show avec classe et sans temps mort, devant un public acquis à sa cause. Avec "What When Down", "My Number" et "Black Bull" au programme, Foals défoule tout en fendant la foule. Une incroyable dose d'énergie qui aurait mérité, comme en 2016, les honneurs de la Grande Scène.

Tandis que cet honneur revient à Aphex Twin, l'heure est au bilan. Pour cette 17ème édition, Rock en Seine a accueilli « près de 100.000 festivaliers ». C'est environ 10.000 de plus que l'année dernière, preuve que le festival commence à remonter la pente, doucement mais sûrement. Si la programmation de cette année était globalement de bon cru, elle manquait néanmoins de têtes d'affiches. Pour preuve, si The Cure a fait le plein, ce fût loin d'être le cas pour Major Lazer et Aphex Twin les deux soirs suivants. Malgré tout, Rock en Seine a encore assuré une belle édition. On se donne donc rendez-vous en 2020, qui sera sûrement une année importante pour le festival francilien.

Crédits photo : Olivier Hoffschir
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Théau BERTHELOT

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