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C'est la polémique du moment. Gims ne veut plus que ses fans et « frères » musulmans lui souhaitent la bonne année en raison de ses « convictions » religieuses, comme il l'a assuré dans une vidéo publiée le 1er janvier sur Instagram. « S'il vous plaît, avec les bonne année, Nouvel an, laissez-moi avec ça. Est-ce que les compagnons ont fêté le Nouvel An ? Non. Les gars, s'il vous plaît arrêtez ! (...) En plus, c'est un pas de plus vers la mort... Donc on se réjouit de quoi finalement ? Venez on se concentre un petit peu sur nos trucs à nous » a fait savoir le rappeur de la Sexion d'Assaut, dont les propos font depuis couler beaucoup d'encre et a même fait réagir Valérie Pécresse, qu'il soutient. « Ces propos, c'est tout ce que je combats, c'est du communautarisme. C'est nier nos fêtes calendaires, c'est se replier sur une communauté religieuse » a expliqué la candidate LR, qui a tenu à appeler en personne l'artiste pour échanger sur le sujet.
"C'est comme si je me trouvais dans une cour d'école"
Si Lââm, de confession musulmane, a réagi en conseillant à Gims de prendre « du repos », Booba s'est empressé de rajouter de l'huile sur le feu à grand renfort de provocations et moqueries. « Gims, grand pitre sans pupitre que tu es ! Financé par l'extrême droite alors là t'as fait fort ! T'es le meilleur » a-t-il écrit dans une série de tweets, en relayant un extrait de l'émission "La grande soirée du 31 à Versailles" diffusée l'an dernier, où le chanteur avait interprété son titre "Jusqu'ici tout va bien". « Aahhhh par contre pour prendre un billet sur les fêtes chrétiennes t'es là mon salo » a ironisé B20, toujours prêt à en découdre.
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D'où vient à Booba cette passion pour le clash et le sang ? L'auto-proclamé Duc de Boulogne, qui en était venu aux mains lors d'une bagarre contre Kaaris à Orly en août 2018, et avait qualifié cet épisode très médiatisé de « Rome au temps des gladiateurs », a accepté de donner les clés de compréhension de son attitude belliqueuse dans les colonnes du magazine britannique i-D. Pour l'interprète de "Leo Messi", il s'agit avant tout de montrer qui est le caïd de la classe. « C'est comme si je me trouvais dans une cour d'école. Si je ne vous aime pas pour une raison ou une autre, je prends un malin plaisir à vous pousser à bout » atteste le rappeur de 45 ans, qui éprouve presque de la pitié pour ses adversaires et rivaux : « C'est une situation difficile pour eux, parce que je suis drôle et implacable quand je les taquine. La plupart des rappeurs fonctionne avec un ego, donc ils ont toujours tendance à répondre, ce qui est une erreur ».
Dans ce même entretien, Booba se compare d'ailleurs à... Vladimir Poutine, le président russe. « Il y a quelque chose chez ce mec. Il est comme un empereur. Il est déterminé, accompli. Son comportement est parfait. Il est intelligent, il est ceinture noire, il a cette aura effrayante, il représente beaucoup de ce que j'admire. J'ai l'impression de déjà le connaître. Je crois que nous voyons le monde de la même façon » vante-t-il avec enthousiasme. Une déclaration curieuse qui ne manquera pas d'interpeller - mais c'est sans doute là l'objectif.