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Nous y étions
lundi 19 août 2019 18:04

Sziget Festival 2019 : les temps forts avec Ed Sheeran, Post Malone, The 1975, Jain...

Cette année encore, le Sziget Festival a fait le plein avec 530.000 festivaliers réunis pendant sept jours de musique et de fête. Entre Ed Sheeran, Post Malone, Twenty One Pilots, The 1975, Tamino, CHVRCHES et Florence + the Machine, récap des moments forts de cette édition 2019 !
Crédits photo : DR Sziget Festival
Pour sa 27ème édition, du 7 au 13 août, le Sziget Festival a attiré 530.000 personnes sur l'île de la Liberté à Budapest, en Hongrie. Une édition record réunissant plus de 1.000 artistes, interprètes et activistes ! Il faut dire que le Sziget a frappé fort dès son premier jour en programmant la star Ed Sheeran. Jouant l'une des dernières dates de sa tournée record "Divide Tour", l'artiste britannique a fait vivre ses tubes en live devant un public conquis d'avance. En moins d'une heure et demi, il s'est concentré sur ses titres les plus populaires, avec sa guitare et sa pédale à loops. Expliquant le concept aux très nombreux spectateurs (un record d'affluence ce jour-là avec 100.000 personnes), Ed Sheeran ne s'est pas économisé, alternant les titres de ses trois albums ("The A Team" à "Shape of You" en passant "Thinking Out Loud"). Le tout 100% en live. Malgré un côté un peu machinal, la faute sans doute à une tournée qui s'allonge depuis deux ans maintenant, Ed a mis tout le monde d'accord. Notamment quand il a proposé "I Don't Care" en acoustique et sans Justin Bieber. Preuve que, sans artifice, c'est là que son talent prend tout son relief.




Juste avant lui, c'est Jain qui a ambiancé les festivaliers. Habituée du Sziget Festival, où sa pop sans frontière se marie parfaitement à la philosophie qui anime l'île de la Liberté, la chanteuse a eu cette année l'honneur d'occuper la Main Stage avant le grand concert donné par Ed Sheeran. Et bien sûr, c'est avec sa combinaison bleue que la pile électrique française a pris possession des lieux, le bras armé d'une technologie lui permettant de lancer elle-même ses morceaux et d'utiliser toute une batterie d'effets de boucle et de voix. Bienvenue dans le futur ! Dans une forme olympique, Jain, très communicative pour motiver l'audience qu'il a fallu aller chercher pour que l'ambiance soit fiévreuse, est parvenue à faire remuer une large foule de non-initiés avec ses tubes. De "Come" à "Dynabeat" en passant par "Alright", "Oh Man" ou l'inimitable "Makeba" : un vrai concentré de bonne humeur.

Les sensations Tove Styrke et Pale Waves brillent


Le lendemain, sous le chapiteau de la Mastercard Stage (A38), Tove Styrke, vêtue d'un body et d'un voile de mariée, a fait plaisir aux fans de pop en alignant avec une certaine ferveur ses pépites comme "Mistakes", "Ego", "Sway" ou "Change My Mind". De quoi transformer le festival en club ! On attend le prochain album... Ensuite, c'est le groupe anglais Pale Waves qui a pris le relais avec ses hymnes teen-rock taillés pour les bals de promo dans les films américains. Avec ses musiciens, Heather a pris un malin plaisir à se désarticuler tout en jouant de la guitare au son de ses tubes éclatants très 80's, issus du premier album de la bande "My Mind Makes Noises". Grâce aux refrains fédérateurs de "Eighteen", "New Year's Eve", "The Tide" ou "One More Time", l'ambiance était survoltée !




Le dernier album de CHVRCHES, "Love is Dead", date de mai 2018 mais le plaisir de voir le groupe en concert est toujours aussi immense. Porté par la voix enfantine mais hypnotique de Lauren, des synthés frénétiques et des jeux de lumières saisissants, chaque show de la bande transporte. Mais la setlist aurait pu être un peu mieux articulée. Certains titres du dernier opus de CHVRCHES s'avèrent moins efficaces en live que les précédents (heureusement "Graffiti", "Graves" et "Get Out" viennent rectifier le tir) et certaines anciennes pistes manquent cruellement ("Gun", "Keep You on My Side", "Empty Threat"...) mais il est difficile de résister aux tubes éblouissants de la bande comme "Bury It", "Tether" ou "The Mother We Share". L'effervescence était bel et bien là. Vivement le prochain album et les futurs concerts ! En parallèle, l'élégance à la Britannique était dignement représentée par Franz Ferdinand cette année au Sziget Festival. Sur la scène principale, le groupe écossais, emmené par un Alex Kapranos des grands jours, a rappelé combien chic et rock faisaient bon ménage. En une heure tapante, la formation a passé en revue les différentes phases de sa carrière, du savoureux "Always Ascending" aux plus nerveux "Michael", "Ulysses" et "Take Me Out", pure moment d'euphorie tout droit sortie des années 2000. Juste après, The 1975 a sans aucun doute proposé le show le plus fou et le plus réjouissant du festival !

The 1975 au 7ème ciel


Emmené par le trublion Matthew Healy, la bande nous a plongé dans une explosion de joie dès les premiers sons "Give Yourself a Try", "TOOTIMETOOTIMETOOTIME" ou "It's Not Living (If It's Not With You)". Sans temps mort, le concert électrisant du groupe britannique a mis tout le monde d'accord. Une cigarette à la main, entre deux gorgées d'alcool, le leader ne s'est pas pris au sérieux une seule seconde. Il s'est laissé aller à danser avec ridicule en compagnie de ses deux danseuses, a renversé deux pieds de micro qui le gênait, s'est amusé avec les spectateurs, a changé de chaussures en pleine chanson, s'est jeté dans la foule sans prévenir personne, tout en assurant son show avec un professionnalisme à toute épreuve. Sous les néons géants disposés en fond de scène, Matthew a donc donné de sa personne, touchant même les spectateurs en plein coeur avec "Somebody Else" ou le déchirant "I Like America & America Likes Me", avant de nous laisser sur un final festif et éreintant alignant "Sex", "Chocolate" et "The Sound". Durant ce dernier titre, le public a pu lâcher prise tout en lisant des critiques assassines sur le groupe inscrites sur les écrans. Un beau pied de nez. Le show de 1975 en un mot ? Excellent !



Vendredi, la température était déjà brûlante mais le rappeur 6lack ou encore Tove Lo ont fait encore grimper le mercure ! En crop top et mini-short, la popstar suédoise a pris le pouvoir, démontrant un savoir-faire hors pair sur scène alors que la nuit tombait. Si certains pourraient la résumer à ses mouvements sensuels et provocants, l'erreur serait de ne pas voir plus loin. Auteure et interprète de talent, aussi magnétique qu'animale, Tove Lo n'a laissé aucun répit à ses fans en interprétant ses rythmes endiablés, de "Disco Tits" à "Talking Body" en passant par l'hymne féministe "Bitches", ses derniers singles "Glad He's Gone" et "Bad as the Boys", sans oublier - évidemment - le grand succès "Habits (Stay High)", acclamé par la foule. Si la Main Stage était un peu grande pour elle, Tove nous a carrément mis la fièvre !

Martin Garrix met le feu


Il y a quelques années, Martin Garrix était déjà venu mixer au Sziget Festival et son set n'était alors principalement composé que de titres électro particulièrement agressifs et assourdissants. Depuis, le DJ a parcouru le monde et délivré de nombreux tubes radiophoniques. Et ce sont ces morceaux que tout le monde connaît par coeur qu'il a enchaîné sur la Main Stage pour un show spectaculaire. Ses hits "In the Name of Love" avec Bebe Rexha, "Scared to Be Lonely" en duo avec Dua Lipa et "There For You" enregistré avec Troye Sivan ont fait danser les très nombreux festivaliers, déchaînés, autant que ses hymnes "Pizza" ou "Animals". Entre deux jets de fumée, des effets pyrotechniques et des flammes, Martin Garrix a transformé l'esplanade en discothèque géante à ciel ouvert, tout en rendant hommage à Avicii avec "Waiting for Love". Pour le final, le DJ, ravi d'être là, a misé sur l'apothéose avec le sensationnel "High On Life" sous un bouquet final de feux d'artifice. C'est peu dire que les spectateurs en ont pris plein les yeux et les oreilles !



Le samedi a lui aussi tenu toutes ses promesses. Encore tôt dans l'après-midi (il n'y a pas d'heure pour s'ambiancer), Roosevelt a débuté les festivités sur la Main Stage, deux ans après avoir ébloui les festivaliers sur l'Europe Stage. Depuis, l'artiste allemand, âgé de 28 ans, a publié son deuxième album "Young Romance" et pris du galon sur scène. En une heure, accompagné de ses mucisiens, Roosevelt a fait dansé les spectateurs grâce à ses pépites synth-pop exaltantes, solaires et rétro comme "Elliott", "Colours", "Under the Sun" (quel plaisir !), "Shadows" ou l'imparable "Fever". Au même moment, Mura Masa a régalé les festivaliers avec ses tubes électro-fusion, à la fois savoureux et survoltés. Le timide prodige anglais, 23 ans au compteur et la tête décolorée, a eu la bonne idée de s'entourer de la chanteuse Fliss pour muscler son jeu de scène. Résultat ? Des décharges d'adrénaline à chaque morceau ou presque !

Il fallait un peu de douceur ensuite pour calmer les esprits. Le concert de Tamino est donc tombé à pic ! Avec un seul album en poche, mais une multitude jolies chansons, le jeune artiste a fait résonner sa voix dans un silence religieux sous le chapiteau de la Mastercard Stage. Habité, timide et terriblement talentueux, Tamino a présenté son univers vibrant et hypnotisant, laissant les festivaliers sous le coup de l'émotion après notamment les deux magnifiques titres "Indigo Night" et "Habibi". Avant que la nuit tombe, et que James Blake et The National jouent devant le public, le Sziget Festival a laissé carte blanche à Macklemore ! Quiconque imagine que le rappeur s'est assagi ces dernières années ne l'a clairement pas vu récemment en live. Apparu en guest au concert de Martin Garrix la veille pour "Summer Days", le rappeur américain a joué à fond la carte du meilleur pote imprévisible lors de son propre set. Et ça marche ! Monté sur ressort, les yeux pétillants comme un gosse, le feu-follet américain n'a pas son pareil pour faire jumper la foule avec ses tubes populaires comme "Thrift Shop", "Downtown" et "Can't Hold Us", qui a donné lieu à une incroyable euphorie collective. Parfois accompagné du chanteur Eric Nally, l'exubérant frontman du groupe Foxy Shazam, le rappeur a même poussé le vice jusqu'à endosser plusieurs perruques et costumes pour faire le show, comme une vraie popstar. Lady Gaga n'a qu'à bien se tenir !

Post Malone, grand Roi du Sziget


Le dimanche, Years & Years était très attendu sur la scène principale. Sous les rayons du soleil, Olly Alexander a proposé le strict minimum au public. Adorable et touchant, le leader du groupe ne s'est pas beaucoup investi dans le show proposé au public, se contentant de poser, de chantonner et de jouer avec sa tenue sexy pour faire crier les fans. Musicalement, les titres de Years & Years sont imparables. Dommage qu'ils ne soient pas plus incarnés par leur interprète. Plus tard, Post Malone a pris d'assaut la Main Stage dès 21h30 pour savourer son incroyable succès. Évoquant les critiques qui lui ont souvent gâché la vie, le rappeur américain se montre on ne peut plus touchant en interprétant ses titres planants. Oscillant entre nonchalance et une étonnante férocité, prenant le temps de parler et de plaisant avec le public un verre d'alcool à la main (« Arrêtez de jeter des trucs sur scène, le seul truc autorisé c'est les billets »), il attaque fort avec les titres "Over Now" ou "Better Now", aidé par une bande son omniprésente. En plein milieu du show, après un excellent enchaînement "Wow.", "Psycho" et "Paranoïd" au milieu des flammes et de stroboscopes éblouissants, Post Malone surprend tous ceux qui se posaient des questions sur ses capacités vocales : armé de sa guitare, il offre un moment acoustique saisissant sur la ballade "Stay". Quelle voix ! Face à une foule survoltée, l'artiste termine avec un final musclé au son de "rockstar" (puis "Congratulations"), où il brise sa guitare sur la scène, jette de l'alcool dessus et finit à genoux, lessivé d'avoir tout donné pendant son show. On en voulait encore !




Pour le sixième soir du Sziget Festival, après Boy Pablo et sa joyeuse bande ou encore Tom Odell, c'est le groupe Florence + the Machine qui est venu nous emporter dans son univers céleste lors d'un show pas comme les autres sur la Main Stage. Devant une marée humaine, la chanteuse a impressionné d'entrée avec sa voix solide et puissante, et une prestance naturelle. Bête de scène mais timide lors de ses rares discours avec le public, Florence n'a pas délivré la setlist idéale mais les moments forts ont été nombreux. Pieds nus, vêtue d'une robe légère et transparente, la vocaliste a entonné quelques titres fédérateurs et intenses comme "Hunger", "Dog Days Are Over" ou encore "Ship to Wreck", avant de descendre courir dans la fosse. En pleine communion avec ses fans, transcendée, Florence a partagé une connexion cosmique avec ses admirateurs, avant de nous quitter avec l'imparable "Shake It Out". Pour continuer la soirée, rien de mieux que d'aller rire et s'émerveiller dans l'antre Magic Mirror pour le cabaret sexy et endiablé de la troupe Briefs, venue d'Australie. Des performances queer à nous en faire tourner la tête !

Avant les Foo Fighters, programmés en fermeture du Sziget Festival 2019, le duo Twenty One Pilots a fait le plein sur la Main Stage. Une marée humaine était présente pour savourer le concert du tandem, bien déterminé à frapper un grand coup. Le spectacle était bel et bien au programme. Complètement survoltés, les deux membres n'ont cessé de surprendre l'audience, entre voltiges dans les airs, flammes, fumée et tubes à la pelle, faisant gronder les guitares dès le début avec "Jumpsuit", "Levitate" (chantant sur la voiture en flammes) et l'énorme tube "Heathens". Vocalement ? Malgré une énergie redoutable, c'était irréprochable ! Mettant le feu à une carcasse de voiture présente sur la scène ou se cachant dans des combinaisons de squelettes, les deux artistes n'ont pas ménagé le public. Le leader a même pris le risque d'escalader à mains nues le très haut pit d'une dizaine de mètres de haut au milieu de l'esplanade sous les cris et applaudissements. Le point d'orgue était bien sûr "Stressed Out", repris en chœur par la foule. Quelle puissance. Allez, à l'année prochaine sur le Sziget Festival !

Julien GONCALVES et Yohann RUELLE

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