Abaca
C'était il y a presque 10 ans. En mai 2016, Jean-Jacques Goldman officialisait son départ des Enfoirés après 30 années de bons et loyaux services. « Une équipe rajeunie prend de plus en plus les choses en main et de jeunes artistes s'impliquent. (...) Je crois qu'il est temps de passer la main. Je n'ai plus la créativité, les idées, la modernité que nécessite une telle émission » avançait le créateur de la "Chanson des restos" pour justifier cette lourde décision qui, une décennie plus tard, continue de tarauder l'esprit du grand public. Pas une seule édition des Enfoirés ne passe sans que le nom de Jean-Jacques Goldman, revenu en studio l'an dernier avec le titre "On sera là" pour le Bleuet de France, ne revienne sur la table. Il faut dire que l'interprète du tube "À nos actes manqués" a profondément imprimé son empreinte sur le concert annuel au profit des Restos du Coeur, dont la version 2026, avec pour la première fois Marine et Helena, sera diffusée ce vendredi en prime-time sur TF1.
"Les règles insufflées par Jean-Jacques sont toujours là"
Et ce n'est pas nous qui l'affirmons mais Patrick Bruel ! Pilier des Enfoirés depuis 1993, l'emblématique artiste de 66 ans - qui n'a jamais manqué une édition depuis son arrivée, un vrai tour de force - est le mieux placé pour parler de l'héritage laissé par Jean-Jacques Goldman sur le spectacle des Enfoirés, qui perdure malgré son retrait. « Les règles insufflées, installées par Jean-Jacques, et tout ce qu'on a construit est tellement solide que les codes sont là. Les gens savent, ils viennent servir une cause, jouer le jeu, accepter l'autodérision, accepter de se mélanger avec des gens, accepter de faire des duos improbables... » résume l'auteur de "Casser la voix", interrogé par Purecharts dans les coulisses de l'Accor Arena en marge des concerts du spectacle "La ballade des Enfoirés", qui éprouve une profonde admiration pour son ami.
À LIRE - "Il faut arrêter" : Amel Bent et Zazie s'adressent aux artistes qui refusent de participer aux Enfoirés
Loin du feu des projecteurs, Jean-Jacques Goldman reste impliqué sur le bon déroulé de ce projet qui a tant compté pour lui. Ils sont « toujours en contact » avec Patrick Bruel. « Oui, de temps en temps, bien sûr. Il a toujours un œil sur ce qu'on fait. Il laisse des petits messages » explique le musicien et acteur, ému à l'évocation des souvenirs qu'ils ont partagés sur cette aventure : « Moi, j'aimais bien quand il était mon copain de vestiaire. C'était cool parce qu'on commentait tout ce qui se passait. C'est drôle d'avoir une telle force, une telle personnalité, pour qu'on ait la sensation qu'il est vraiment tout le temps là. Les codes sont là et les codes ne changent pas ».
"Il est celui que je consulte quand..."
Elle aussi arrivée en 1993 aux Enfoirés, la productrice Anne Marcassus confirme que « Jean-Jacques est toujours là » pour prodiguer de précieux conseils et aider à la préparation du show annuel. « Il est celui que je consulte quand j'ai un doute sur un tableau, sur un duo, quand j'ai des questions éthiques. S'il pense que son avis est pertinent, il me répond toujours » indique-t-elle dans les colonnes de Paris Match. Et le père de Michael Goldman est fidèle au rendez-vous devant son poste : « Quand l'émission est diffusée, il est ravi de me dire ce qu'il en pense ».
Pour faire un don aux Restos du coeur, rendez-vous sur le site officiel de l'association. Ils comptent sur vous !