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Dans une précédente version de l'article, Pure Charts écrivait que le cyberharcèlement rencontré par Hoshi était initié par les utilisateurs du forum de jeuxvideo.com. Contactée par la rédaction, la direction de jeuxvideo.com déplore et condamne fermement tout type de harcèlement et rappelle que la campagne de cyberharcèlement et d'homophobie dont est victime la chanteuse n'a pas eu lieu sur ses espaces de discussion mais sur Instagram : "L'engagement de jeuxvideo.com contre le cyberharcèlement et l'homophobie reste cependant une priorité. Jeuxvideo.com vient systématiquement en aide aux victimes et répond au quotidien à toutes les réquisitions judiciaires qui lui sont adressées en vue d'une enquête sur les auteurs d'appels au harcèlement".
Jeuxvideo.com et PureCharts.fr sont deux marques propriétaires du groupe Webedia.
Vendredi 14 février, jour de la Saint-Valentin, Hoshi est montée sur la scène des 35ème Victoires de la Musique pour faire passer un message de tolérance. Nommée dans la catégorie Révélation scène, l'artiste de 23 ans a interprété sa chanson "Amour censure", inspirée de l'homophobie dont elle a été victime durant l'adolescence et des manifestations anti-PMA organisées par la Manif pour tous. « Il y avait des choses qui revenaient en moi, mes agressions homophobes, qui me faisaient vachement mal. Je me suis dit : "J'ai besoin d'écrire cette chanson". C'est venu tout seul. J'ai vraiment été chercher des trucs que j'avais rangé très loin. Je n'en avais pas parlé depuis (...) On a sorti cette chanson comme un besoin de crier ça au monde à ce moment-là » a confié Hoshi en interview pour Pure Charts. Chanter son hymne et embrasser une femme en direct devant des millions de téléspectateurs a donc permis à la chanteuse de mettre en lumière une « bataille au quotidien pour plein de personnes ». « Ça pourra choquer certaines personnes fermées d'esprit et tant mieux » avait-elle prévenu avant la cérémonie.
"Voilà pour ceux qui se demandent si l'homophobie existe"
Malheureusement, depuis sa performance, Hoshi est la cible de violences attaques homophobes sur les réseaux sociaux. Une campagne de harcèlement que l'interprète de "Je vous trouve un charme fou" a décidé de combattre en affichant publiquement sur ses comptes Twitter et Instagram les centaines de messages d'insultes qu'elle reçoit. « Voilà pour ceux qui se demandent encore si l'homophobie existe » commente la chanteuse en légende de captures d'écran où l'on peut lire des menaces de mort. Et ce déferlement de haine, Hoshi doit y faire face quotidiennement comme en témoignent les différentes stories qu'elle publie encore ce matin.
Sous le choc, de nombreux artistes comme Jennifer Ayache (Superbus), Pomme, Patxi Garat, Corine, Tibz ou la dessinatrice Pénélope Bagieu ont fait part de leur soutien indéfectible à la chanteuse. « Doit-on se rebeller contre des gens qui s'aiment ? L'humain n'a donc rien d'autre à foutre ? Y'a des guerres dans ce putain de monde. Et vous vous attaquez à des gens qui s'aiment ? Juste parce qu'ils s'aiment ? » s'insurge Sam, la chanteuse du groupe Shaka Ponk. Rappelons, à toute fin utile, que l'homophobie n'est pas une opinion mais un délit puni par la loi. « Comme je suis une imbécile je vais encore me répéter : vous n'avez pas à être d'accord ou non avec l'homosexualité. L'homosexualité n'est ni un choix ni une opinion. L'homophobie est un délit » écrivait il y a quelques jours Hoshi, en réponse à une remarque discriminante au sujet de son baiser lesbien.
Voilà pour ceux qui se demandent encore si l'homophobie existe. #AmourCensure pic.twitter.com/yUGvEPGVng
— Hoshi (@HoshiOfficial) February 22, 2020
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