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C'est l'affaire qui secoue le monde de la musique française cette semaine. Dans un long message sur Instagram, Hoshi accuse son ancienne compagne et manageuse Gia Martinelli d'abus et d'avoir vécu pendant des années sous emprise. « Elle avait pris le contrôle de ma vie, de mes choix, de mes repères. (...) J'ai été trompée, manipulée, humiliée, réduite au silence en me faisant croire que j'étais folle » écrit celle qui évoque cette rupture dans la chanson "Tu vas me quitter encore longtemps ?". Selon Le Parisien, l'artiste de 29 ans a porté plainte pour « agression sexuelle », « abus de faiblesse » et « faits de faux et usage de faux ». Me Antoine Vey, l'avocat d'Hoshi, précise que « des témoignages de proches corroborent cet abus de faiblesse, Hoshi a été privée de sa carte bancaire et de son téléphone, elle était sans cesse surveillée, contrôlée ».
Une chanteuse "parfois irascible et autoritaire" ?
Mais aujourd'hui, Gia Martinelli sort du silence pour livrer sa version des faits dans les colonnes du Parisien. Si elle a toujours voulu rester dans l'ombre, elle se voit aujourd'hui obligée de prendre la parole à cause de « l'étalage impudique et calomnieux porté par [son] ancienne compagne » : « Je suis aujourd'hui déjà victime du tribunal Instagram. Alors oui ma voix à moi est évidemment plus petite, mais elle mérite d'être entendue. Elle mène sa bataille sur les réseaux sociaux et moi je mènerai la mienne devant les tribunaux puisqu'elle nous y oblige ». Convoquée pour les accusations de faux et usage de faux, l'ancienne manageuse dit avoir appris par la presse la plainte pour agression sexuelle. Et n'exclut pas de porter elle-même plainte contre la chanteuse.
Gia Martinelli rappelle notamment que son ex-compagne vit toujours dans leur bien immobilier commun, dont elle continue « depuis un an, à payer les mensualités ». Pour elle, ce témoignage très médiatisé est « gravissime et indigne de [leur] histoire d'amour ». Elle estime d'ailleurs qu'Hoshi est en train de « réécrire et travestir » leur histoire : « Est-ce pour se venger parce qu'elle ne digère pas notre séparation ou pour faire le buzz et ainsi surfer sur un sujet aussi grave que le consentement ? ». Justement, la jeune femme s'est retrouvée « en détresse et hospitalisée durant plusieurs jours » selon Le Parisien, qui a eu accès à des échanges téléphoniques assez virulents entre les deux anciennes amoureuses. Le quotidien décrit la chanteuse comme « parfois irascible et autoritaire ».
"J'ai peur d'être estampillée comme un monstre"
Gia révèle aussi que c'est Hoshi qui lui a présenté celle qui est aujourd'hui sa nouvelle compagne : « Durant quelques semaines, toutes les trois avons partagé une histoire commune, ma nouvelle compagne et moi sommes tombées amoureuses ensuite ». Et qu'après leur séparation, Hoshi l'aurait « privée de [ses] amis, de [son] entourage professionnel, de [leur] chien ». Mais elle monte au créneau et précise que l'interprète de "Ta marinière" « travestit la réalité » : « L'avoir quittée et être tombée amoureuse d'une autre, voilà ce que j'ai osé faire à la chanteuse Hoshi ! On parle là de quelqu'un qui m'a fait adresser une mise en demeure indiquant ceci : "La relation amoureuse et professionnelle étant indissociables elle faisait stopper à titre conservatoire mes revenus de management" ».
Au coeur des conflits ? Un contrat datant de juillet 2022 et liant Hoshi et Gia pendant cinq ans. Aujourd'hui, l'ex-manageuse dit ne plus rien percevoir dudit contrat. Il y était notamment stipulé qu'elle recevrait 15% des bénéfices de l'actuelle tournée d'Hoshi, qu'elle a elle-même mis en place. « Pourtant l'intégralité des sommes est actuellement conservée par Hoshi » assure le journal.
Gia craint aussi pour la suite de sa carrière, elle qui a notamment co-écrit des chansons pour Benjamin Biolay ou Patrick Bruel : « J'ai peur de ne plus pouvoir travailler, ou poursuivre certaines collaborations et être estampillée comme un monstre ». Mais elle dit rester ouverte à une résolution pacifiste de l'affaire : « Je nous souhaite de trouver la paix séparément. Mais s'il faut se battre je me battrai jusqu'au bout pour mon honneur, ma réputation ma dignité et la vérité ». Pour l'heure, Hoshi n'a pas souhaité répondre aux sollicitations du Parisien.