Crédits photo : Montage Pure Charts / Abaca
Il y a quatre ans, Eddy Mitchell faisait ses adieux à la scène. « L'âge a motivé cette décision. Je fais des tournées depuis cinquante ans. J'ai les clefs de toutes les villes et connais les salades gourmandes de tous les hôtels. Je ne redoute pas d'être un vieux chanteur, mais je ne ferai pas la tournée de trop » avait-t-il affirmé à nos confrères du Figaro, assurant que ce choix était « définitif ». Mais l'envie a été trop forte ! Pour défendre les reflets soul de son dernier album "Big Band", l'interprète de "La dernière séance" se produira au Palais des Sports à Paris du 15 au 27 mars. « Jouer avec un groupe de jazz de 22 musiciens, c'est un rêve de gosse » assure-t-il dans les colonnes du nouveau JDD.
"Ça susurre des soucis existentiels et nombrilistes"
Dans cette interview sans langue de bois, Eddy Mitchell dénonce la politique menée par François Hollande et Manuel Valls (« S'ils sont de gauche, moi je suis curé ») et tacle aussi la chanson française actuelle. Interrogé sur Benjamin Biolay, Christine and the Queens et les chanteurs de la nouvelle génération, l'artiste de 74 ans ne prend pas de gant. « Oui, ils sont charmants mais vocalement, c'est riquiqui. Où sont les grandes voix ? En général, ils font très bien leur truc mais pour moi, un chanteur, ça doit chanter, irradier. Là, ça murmure, ça susurre des soucis existentiels et nombrilistes » lâche-t-il, pas vraiment impressionné par leurs univers.
"Polnareff, on ne sait pas si c'est un escroc"
Eddy Mitchell se montre également sceptique sur le grand retour annoncé de Michel Polnareff. « Je ne suis pas pressé et lui non plus apparemment. Il est annoncé depuis deux ans. Il peut sortir dans deux mois comme dans quatre ans... » regrette-t-il. Pourtant, de son propre aveu, l'interprète de "L'homme en rouge" est un « type hors du commun ». « C'est un artiste que j'aime beaucoup, un Martien » même si, pour lui, « on ne sait pas s'il est vrai ou un escroc ». L'intéressé appréciera ou non !