Crédits photo : Capture d'écran France Inter
Double retour pour Eddy Mitchell. Le 7 novembre, l'emblématique chanteur de 82 ans publiera son "Autobiographie", où il revient sur son enfance, sa rencontre avec Johnny Hallyday, sa carrière mais aussi sa traversée du désert. Un projet intime né grâce à... Jacques Dutronc ! « Il a écrit récemment son autobiographie chez le même éditeur, Le Cherche Midi. Il a dit "Allez voir Monsieur Mitchell car il a des choses à raconter". C'est un vieux gag entre Jacques et moi : quand je refusais un rôle, je le le balançais à Dutronc et vice-versa » sourit-il au micro de France Inter. Le lendemain, sortira son 40ème et nouvel album "Amigo", un disque décrit comme « amical et collectif » avec des chansons signées Alain Souchon, William Sheller, Pascal Obispo ou Alain Chamfort : « J'y tenais parce que je n'ai plus recours à mon compositeur préféré, Pierre Papadiamandis, qui est décédé. Et donc, j'ai pensé que ça lui ferait plaisir d'entendre des chansons qui ne soient pas de lui, mais qui soient évidentes, comme le font si bien Souchon et tout le monde ».
"Les gens n'ont pas bougé, c'est l'environnement qui change"
Au fil de l'entretien de la matinale de Léa Salamé, Eddy Mitchell est revenu sur une phrase de son autobiographie, dans laquelle il évoque « un climat d'entraide et de solidarité » durant son enfance dans le quartier de Belleville, qui mêlait population juive, française et arabe. Un climat qui a radicalement changé aujourd'hui comme il l'explique : « Il y a des partis politiques qui se sont mêlés et qui ne sont pas extraordinaires. Les gens n'ont pas bougé, ils ne changent pas. C'est l'environnement qui change. On les parque, on les dresse les uns contre les autres ». Et le chanteur de clamer haut et fort : « Je suis contre le Front National, tous ces gens-là, donc je vote ! ».
"Je suis contre le Front national, contre ces gens-là, donc je vote", affirme le chanteur Eddy Mitchell.Il publie un nouvel album et une autobiographie, qui paraît le 7 novembre.#Le710Inter pic.twitter.com/hnQZS12BiW
— France Inter (@franceinter) October 22, 2024
Et à ceux qui répètent que "c'était mieux avant" dans les années 60, l'interprète de "La dernière séance" tend à prouver le contraire : « Non, il y avait la guerre d'Algérie, qu'on n'appelait pas comme ça mais les "incidents", il y avait De Gaulle qui nous faisait chier et qui nous forçait à rentrer dans l'armée. Car quand on faisait son service militaire, on partait en Algérie, et c'était grave ça ! ». Dans le reste de l'entretien, Eddy Mitchell a notamment annoncé que, s'il souhaite penser à la mort « le plus tard possible », il a déjà réservé un caveau à Saint-Tropez, « face à la mer » et juste à côté de celui d'Eddie Barclay. « Comme ça, on pourra jouer aux cartes » conclut-il.