Yann Orhan
Claudio Capéo a connu « un gros coup de fatigue ». Alors, pour recharger les batteries après « quasiment dix ans de tournée », le chanteur et ses musiciens se sont accordé « un repos d'un an ». « Nous sommes partis sans le dire à personne, et aujourd'hui, nous sommes de retour, avec des idées fraîches, la tête bien sur les épaules et les pieds bien ancrés au sol » explique l'artiste dans une interview à paraître bientôt sur Purecharts pour accompagner l'arrivée dans les bacs de l'album "Nouveau souffle", disponible le 21 novembre. « C'est une nouvelle histoire, c'est une nouvelle poésie. On a envie de dessiner un nouveau tableau. C'est quelque chose de frais. C'est un album qui arrive avec beaucoup de repos, avec une façon différente d'être avec mon accordéon, que j'appelle mon alter ego, avec lequel j'ai pu me retrouver. Surtout, j'ai une envie folle : faire des belles chansons, comme d'habitude, mais surtout des chansons qui nous collent réellement à la peau » atteste l'interprète de "Madame".
"Ce qui me révolte ? La méchanceté des gens"
Alors qu'il s'entoure de Joseph Kamel, Paul Ecole et même Mosimann côté écriture et composition, Claudio Capéo garde la recette qui a fait son succès il y a près de 10 ans avec "Un homme debout" : des histoires qui parlent de l'humain. Ce qui le révolte le plus ? « La méchanceté des gens ». « Soyons sympathiques entre nous, c'est déjà assez compliqué dehors. Si on ne s'entraide pas entre nous, qu'est-ce qu'on va devenir ? » s'interroge le chanteur, qui consacre la chanson "Sperenza" aux malheurs du monde. « J'ai vu des hommes qui se battaient et puis d'autres qui se taisaient / Moi j'sais plus faire la différence entre la guerre et le silence » chante-t-il sur ce titre imprégné des travers de notre époque, comme les « regards vides devant des tentes déchirées » ou la « justice retardataire » qui impacte des femmes « à qui on dit qu'un murmure c'est déjà bien mieux que se taire ».
"Ce serait beau, un petit sourire de chaque personne"
Pour autant, Claudio Capéo enrobe son commentaire d'une touche d'espoir, en nouant ici un dialogique avec son fils. « Les enfants sont les seuls qui sont encore gentils avec leurs camarades. Quand je vois les enfants qui s'amusent, ils se disent bonjour et ils jouent ensemble, c'est merveilleux. Alors que nous, nous sommes tous un peu planqués dans notre coin. On a peur l'un de l'autre, on n'a pas envie de donner de l'amour parce que c'est naïf. Ce serait beau, un petit sourire de chaque personne, juste un sourire. On ne demandera rien de plus » indique Claudio Capéo à notre micro.
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« Sperenza, sperenza, Toi tu te lèveras au milieu de ces fous, C'est pas une poésie que d'y croire jusqu'au bout / Sperenza, sperenza, Toi tu te lèveras, et puis même à genou, On peut crier l'espoir, une larme sur la joue » scande-t-il sur sa ballade intense mêlant piano et accordéon, le coeur en bandoulière. À coup sûr, l'un des temps forts de sa prochaine tournée qui se jouera dans les plus grands Zénith de France à l'automne 2026 !