Crédits photo : Capture d'écran YouTube
Le 1er août, Booba célébrait le premier anniversaire de sa bagarre avec Kaaris à l'aéroport d'Orly en partageant sur son compte Instagram des vidéos de l'altercation, souhaitant un « H A P P Y B I R T H D A Y P U T O » à son ennemi, photomontages à l'appui. Alors que la saga autour de leur combat de boxe dans l'octogone, acté puis annulé et re-confirmé par les principaux intéressés, tient les fans en haleine, le rappeur a accepté de rencontrer un journaliste de Brut à Miami, là où il réside. La première partie de cette entrevue sera diffusée ce soir à 18h30 mais plusieurs teasers ont été envoyés aux médias. Tout en chemise ouverte et lunettes de luxe, le Duc de Boulogne y fait le bilan de l'année écoulée d'un calme olympien. Et l'affirme sans sourciller : « Je n'ai pas le temps pour les regrets ». « Je suis quelqu'un d'assez réfléchi, qu'on le croit ou non, donc même dans le clash, même dans la guerre, je sais où je mets les pieds, je sais ce que je fais et j'assume mes actes » atteste l'interprète de "Glaive", dont le tournage du dernier clip a été le théâtre d'une fusillade.
"C'est le clash des titans"
Condamné à 18 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende par la justice française, B2O assure que si c'était à refaire, il ne changerait rien à ses actes : « L'été dernier, j'étais en prison, j'en fais pas tout un fromage, je me suis battu dans un aéroport, je vais en prison, je ressors... La vie continue, je suis pas en train de pleurer. Si je pouvais revenir en arrière et que je croisais Kaaris à Orly, je ferais la même chose mais en mieux. Ce serait encore plus violent. Mais je changerai pas. Je ne regrette pas du tout ». Kaaris n'a qu'à bien se tenir. Car le rappeur de 42 ans se prépare intensivement en vue de leur combat, qui aura bien lieu le 30 novembre prochain.
"J'ai pas le droit de perdre"
D'après ses dires, relayées par BFM TV, Booba a perdu huit kilos, fait de la plongée pour travailler son souffle et s'est même mis au piano pour se relaxer. Un seul objectif : arracher la victoire. « C'est pas bon si je perds. Mais j'peux pas perdre. J'ai pas le droit de perdre. Parce que c'est le clash des titans. Ça a fait tellement de bruit, l'histoire est tellement profonde et ancienne. C'est les arènes, c'est Rome. Celui qui perd, il perd. C'est Mohamed Ali contre Frasier au Congo, un peu. C'est l'honneur, c'est gladiateur » martèle Booba, qui sait mieux que quiconque manier l'art des phrases chocs. Et de conclure avec un sens de la poésie bien à lui : « Si je gagne l'octogone, derrière je vends mes crottes de nez. Si je perds, je les vends pas, elles vont rester dans mon mouchoir ».