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En coulisses, Aya Nakamura prépare doucement mais sûrement la suite de sa carrière. Et notamment son quatrième album qu'elle tease ces derniers mois avec les singles "Dégaine", en duo avec Damso, "Méchante" puis "VIP". Dans une interview accordée à Booska-P, la chanteuse évoque simplement son prochain disque comme quelque chose de « naturel ». Mais cet entretien est surtout l'occasion de faire le point sur sa carrière, qui a véritablement explosé il y a quatre ans avec les tubes "Djadja" ou "Pookie", et son album "Nakamura", écoulé à plus d'un million d'exemplaires dans le monde. « Rihanna danse sur mes sons, tout le monde s'ambiance dans des pays de fou... C'est incroyable et ça fait partie de la magie de la musique. J'arrive à transmettre mes émotions sur mes sons » reconnaît l'artiste, qui n'en revient toujours pas.
"J'essaie pas de plaire aux gens"
Mais cette immense popularité a un revers puisqu'Aya Nakamura se retrouve très souvent sous le feu des critiques ou des moqueries. Et l'interprète de "Jolie nana" l'assure, cela est notamment dû à son assurance, pointé du doigt comme de l'arrogance, mais aussi au fait qu'elle est une femme noire. « Je viens de la cité, je peux paraître arrogante, parce que je suis sûre de moi et que je m'assume, je suis une renoi, j'essaie pas de plaire aux gens. Du coup, ça peut foutre le seum : "Pour qui elle se prend celle-là ? En plus elle chante, et en plus ça marche ?" » reconnaît Aya Nakamura.
"Quand t'es artiste, faut assumer"
D'ailleurs, elle est consciente que son succès est en train de faire changer les choses dans l'industrie : « Il y a pas beaucoup de femmes noires (...) même dans les télé-réalités, les trucs tout bébêtes y a pas de noirs. A la télé française, dans les trucs sportifs tu les vois partout mais musicalement, pour être représenté, quand t'es une femme noire c'est dur ». « Déjà préparée » aux critiques depuis sa jeunesse, Aya Nakamura l'avoue : « Quand t'es artiste, faut assumer, tu vas pas plaire à tout le monde ». C'est notamment la raison pour laquelle elle limite les messages sur ses réseaux sociaux, bien que certains de ses tweets se retrouvent rapidement supprimés : « Sinon j'aurais craqué, j'aurais insulté des gens... J'ai pas insulté beaucoup de monde, mais j'aurais pu en insulter beaucoup plus ».
Malgré cela, Aya Nakamura plaît à un public désormais international comme le prouvent ses nombreux tubes et ses 6,4 millions d'auditeurs mensuels sur Spotify. Une carrière qu'elle mène en restant elle-même et sans jamais avoir réfléchi à un plan : « Je suis une meuf qui fait les choses à l'intuition. (...) J'ai horreur des gens qui réfléchissent trop, c'est ma phobie. J'ai commencé, j'étais sur Facebook en train de faire des vidéos, en train de chanter mes sons en pagne. Moi, ma fan base elle vient de là. Quand c'est faux ça se sent ». Le message est passé !