Capture d'écran France 5
Amir a dévoilé la réédition de son quatrième album, baptisée "C amir²", le 31 octobre 2025 avec plusieurs titres inédits dont le single "Nous". En 10 ans de carrière, le chanteur révélé par l'émission "The Voice" a vendu plus d'un million de disques. Un joli succès qui n'a parfois pas été de tout repos. « Cette année 2025 n'a pas été la plus sereine » a rappelé l'animatrice Anne-Elisabeth Lemoine dans "C à vous" le jeudi 29 janvier. « Marquée par des insultes, des menaces sur les réseaux sociaux et des militants qui voulaient vous empêcher de monter sur scène » a-t-elle ajouté, en s'adressant à l'artiste de 41 ans. L'objet de cette vague de haine ? Un hommage en chanson aux victimes du 7 octobre qui participaient au festival Supernova en Israël.
"Je me suis retenu longtemps"
Ces appels au boycott survenus dans le contexte tendu de la guerre à Gaza, Amir ne les a pas compris. « "Supernova", ce n'est pas du tout une chanson politique évidemment. Elle parle de gens qui sont partis danser, qui aimaient la vie et qui ne sont jamais rentrés chez eux » a commencé par rappeler Amir, très touché par les manifestations contre sa venue à divers événements comme les Francofolies de Spa. « Je me suis retenu longtemps d'évoquer ce boycott parce qu'on sait tous quelles sont les motivations, et ce que l'on me reproche. Moi j'ai toujours parlé et chanté pour fédérer. Je n'ai jamais tenu le moindre mot, la moindre déclaration qui n'était pas celle de la paix, du vivre ensemble, de la fin des souffrances. Et donc je suis certain que ce ne sont pas mes opinions politiques que l'on pointe du doigt mais ce que je suis » a dénoncé autour de la table le chanteur franco-israélien, pour qui ces attaques ont une connotation antisémite : « C'est la raison pour laquelle je n'aime pas parler d'eux. Et je n'ai pas envie de rentrer dans cette dimension ».
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Amir, qui a vu ses concerts perturbés, préfère retenir le positif de ces mois difficiles. « Le public, face à toute la haine qui s'est déversée sur les réseaux sociaux, a eu une réaction inversement proportionnelle » a-t-il souligné, ému par ce témoignage d'affection : « [Cela s'est manifesté] par plus de gens qui venaient aux concerts, qui chantaient plus forts comme s'ils se mobilisaient pour soutenir ou dénoncer quelque chose avec lequel ils n'étaient pas d'accord. Moi, c'est ça qui m'a touché. C'est ça qui me parle et que je garde. C'est cette fraternité, cet amour ». Et le chanteur de 41 ans, qui se lance dans une toute nouvelle aventure en jouant dans la série "La Belle et le Boulanger" ce soir sur TF1, de conclure : « La haine, le racisme, je le laisse aux autres ».