Bestimage
Une tragédie glaçante. Ce dimanche 14 décembre, la ville de Sydney, en Australie, a été en proie à une fusillade meurtrière qui s'est produite sur la plage de Bondy Beach en plein jour. Alors que les membres d'une communauté juive célébraient la fête de Hanouka, deux hommes lourdement armés ont fait feu sur la foule, causant la mort de 15 personnes et plus de 40 blessés. Il s'agit de la pire attaque terroriste de l'histoire du pays. « Cet acte ignoble est une nouvelle manifestation tragique d'un déferlement révoltant de haine antisémite auquel nous devons faire échec » a réagi Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, alors que le témoignage d'un ressortissant français attire l'attention médiatique. Et pour cause, Stanislas Souffoy-Rittner est bien connu du monde musical et télévisuel.
"Ça s'est joué à cinq minutes près"
En 2022, l'apprenti chanteur intégrait la "Star Academy" à l'occasion de son grand retour à l'antenne. Aux côtés de la gagnante Anisha, Louis ou Enola, l'artiste, âgé de 24 ans au moment d'entrer au fameux château de Dammarie-Les-Lys, avait vécu son rêve devant les caméras de TF1 pendant un mois. Depuis, Stan a sorti un premier clip aux accents funk, "Qui tu es", avant de s'installer en Australie en septembre 2024 pour poursuivre une carrière dans le mannequinat.
Lorsque la fusillade a éclaté, il venait tout juste de passer près des lieux. « J'étais en train de faire du sport. C'était un dimanche, le soleil était au rendez-vous. Les familles et les enfants jouaient sur la plage. Une quinzaine de minutes avant le drame, je me suis dit que j'allais rentrer chez moi car j'étais fatigué. Sur le chemin du retour, je suis passé devant le parc où ils célébraient cette fête juive. J'étais en train de remonter la rue pour rentrer chez moi, quand j'ai entendu ce que j'ai pris au début pour des feux d'artifice. J'ai fini par comprendre qu'il s'agissait de coups de feu » relate-t-il avec effroi dans les colonnes du Parisien.
"Les gens sont très choqués, et un peu énervés"
Une « panique générale » s'est alors emparée du quartier. « La plage s'est vidée en quelques secondes. Les gens ont commencé à courir, certains se couchaient par terre dans les bars. C'était horrible » se remémore le chanteur. D'instinct, Stan s'est empressé de fuir : « Je me suis mis à courir comme pas possible et je me suis enfermé chez moi ». Ce sentiment d'angoisse a mis de longues heures à s'estomper. « On a eu pour consigne de ne pas sortir. On entendait les sirènes et les hélicoptères. Aujourd'hui, je suis allé me recueillir sur place et y déposer une bougie » indique-t-il, encore « sous le choc » : « Je pense forcément aux victimes, et notamment à ce jeune Français qui a perdu la vie. Cela aurait pu être moi. Ça s'est joué à cinq, dix minutes près ».
Le musicien décrit « une atmosphère assez glaçante, pesante » au lendemain de cet attentat imputé à deux individus ayant prêté allégeance à Daesh, un père de 50 ans et son fils de 24 ans. « Ce matin, les regards sont tristes. Les gens sont très choqués. Et un peu énervés aussi. Ils sont respectueux, ouverts et aiment leur pays. Ils ont du mal à comprendre qu'on puisse faire quelque chose d'aussi horrible » décrit Stanislas. « Bouleversé », l'artiste breton dit avoir « commencé à écrire une chanson » sur l'expérience traumatisante qu'il vient de vivre : « Ce sera un moyen de rendre hommage et d'extérioriser ».