StudioCanal
Juliette Armanet a connu mille vies avant de devenir chanteuse à succès. Journaliste pour Arte, réalisatrice d'un documentaire sur sa grand-mère atteinte de la maladie d'Alzheimer, l'interprète de "Flamme" a aussi fait des études de lettre et de théâtre, et tenu divers petits rôles dans "Micmacs à tire-larigot" de Jean-Pierre Jeunet ou "Noureev" de Ralph Fiennes. Jusqu'à ce que le court-métrage "Partir un jour" d'Amélie Bonnin braque les projecteurs sur ses talents de comédienne en 2021. Récompensé d'un César, ce projet a ouvert à Juliette Armanet la voie d'une carrière devant la caméra.
"C'est un métier à construire"
Après une apparition dans "Rosalie" avec Benoît Magimel et Nadia Tereszkiewicz, elle a crevé l'écran plus tôt cette année au Festival de Cannes, où le long-métrage "Partir un jour" a fait l'ouverture. Sa performance face à Bastien Bouillon lui a valu les éloges de la presse, et l'on parle même d'une nomination aux César ! « Pendant 10 ans, je n'ai cessé de construire et d'affiner mon identité de chanteuse. Devenir actrice impliquait une forme de démolition de tout ce travail. (...) Ce n'est pas parce qu'on est quarantenaire, et qu'on est mère, comme moi, que l'on n'a plus de choses à explorer, un métier à construire, et peut-être plus encore » souligne auprès de Madame Figaro celle qui a tourné dans la série "Carême" sur Apple TV+ et sera bientôt à l'affiche de son deuxième grand film en tant qu'actrice : "Les enfants vont bien".
"Un drame pur et dur"
Réalisé par Nathan Ambrosioni, jeune cinéaste de 26 ans révélé par "Toni en famille" en 2023, ce drame se focalise sur l'histoire entre deux soeurs prénommées Suzanne et Jeanne. Un soir d'été, alors qu'elles ne se sont pas vues depuis plusieurs mois, Suzanne (Juliette Armanet) débarque chez Jeanne (Camille Cottin) avec ses deux jeunes enfants. Une visite impromptue qui devient encore plus étrange lorsqu'au petit matin, Jeanne découvre, sidérée, le mot laissé par sa soeur. La sidération laisse place à la colère lorsqu'à la gendarmerie, Jeanne comprend qu'aucune procédure de recherche ne pourra être engagée : Suzanne a fait le choix insensé de disparaître...
La bande-annonce laisse entrevoir le côté bouleversant de ce récit intime, qui évoque le véritable sujet de société que sont les disparitions volontaires. « Le film sera très différent de "Toni en famille" dans le registre. C'est un drame pur et dur. Nous ne seront pas du tout dans une comédie dramatique. Ce sera un film plus âpre, plus radical, qui tendra vers l'émotion » indique Nathan Ambrosioni auprès de nos confrères d'AlloCiné. Date de sortie et crises de larmes prévues le 3 décembre dans les salles de cinéma !