Abaca
Le match de l'année, certes, mais surtout le concert le plus attendu de 2026 ! Durant la nuit, le Levi's Stadium de Santa Clara a vibré au rythme du Super Bowl, la finale du championnat de football US qui a opposé les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Seahawks de Seattle. Il n'y avait pas que des millions d'Américains rivés devant leur écran pour suivre l'évolution de ce choc des titans, finalement remporté par l'équipe de Seattle : la planète toute entière, et en particulier l'Amérique du Sud, s'est réunie pour assister au grand show de la mi-temps, dispensé cette année par Bad Bunny.
Tout juste auréolé du Grammy Award de l'Album de l'année avec "DeBÍ TiRAR MáS FOToS", la superstar portoricaine a, au grand désespoir de Donald Trump, célébrer la richesse de la culture latine dont il est aujourd'hui l'un des plus fiers représentants. « Avoir l'opportunité d'apporter l'émotion que j'ai mise dans ma musique sur l'une des plus grandes scènes du monde est quelque chose que je n'aurais jamais imaginé possible. (...) Cela confirme quelque chose que je savais déjà, mais qui l'est encore plus aujourd'hui : il faut toujours être fier de qui l'on est, de son histoire et de ses origines, sans que cela ne devienne une limite » avait-il assuré à Apple Music lors d'une conférence de presse, en promettant « une grande fête ».
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Pendant 13 minutes et 13 secondes précisément, Bad Bunny a donc prouvé aux yeux du monde que l'amour de la musique et la danse peut abolir toutes les frontières. Tout vêtu de blanc et un ballon de cuir entre les mains, Benito Antonio Martinez Ocasio, de son vrai nom, a fait son entrée sur Tití Me Preguntó" dans un champ de cannes à sucre pour nous raconter là où il a grandi : dans une communauté mixte et travailleuse, avec des ouvriers portant la pava, ce fameux chapeau de paille.
"L'amour sera toujours plus fort que la haine"
Esquivant les danseuses plantureuses et les papys posés autour d'un vieux rhum, Bad Bunny s'est hissé sur le toit d'une maison dont le porche était rempli de stars originaires d'Amérique latine comme Pedro Pascal, Jessica Alba ou Cardi B qui, surprise, s'est contentée du rôle de spectatrice.
En lieu et place, la star portoricaine a convié l'âme du grand Charles Aznavour sur une version symphonique de "Monaco" qui a servi d'introduction pour l'invitée d'honneur de cette performance : Lady Gaga ! 9 ans après sa propre mi-temps, la chanteuse a adouci les moeurs avec son tube "Die With A Smile" repimpé façon salsa, esquissant quelques pas de danse avec Bad Bunny tout en faisant voler sa robe dans les airs au beau milieu d'un véritable mariage. Le couple, qui a servi de fil rouge à cette liesse populaire, s'est donc dit oui devant plus de 100 millions de téléspectateurs !
Icône de la musique latine, Ricky Martin a lui aussi joué les invités de luxe sur "El apagón" pendant que Bad Bunny grimpait au sommet d'un poteau électrique. Puis la fiesta s'est achevée sur "DtMF" avec un défilé de drapeaux représentant tous les pays du monde latin, dont Benito a martelé les noms pendant que s'affichait sur les écrans géants la phrase « The only thing more powerful than hate is love ». Pas besoin d'attaque frontale contre Donald Trump pour comprendre le message. Dans le monde de Bad Bunny, tout le monde s'aime et se mélange.
Setlist du Super Bowl
"Tití me preguntó"
"Yo perreo sola" (avec "Safaera", "VOY A LLeVARTE PA PR" et "Party")
"EoO" (avec "Pa que se lo gozen", "Dale don dale", "Noche de travesuras" et "Gasolina")
Lady Gaga - "Die With a Smile" (avec "MONACO")
"BAILE INoLVIDABLE"
"NUEVAYoL"
Ricky Martin - "El apagón" (avec "LO QUE LE PASÓ A HAWAii")
"DtMF"