Crédits photo : Couverture du nouveau numéro de "The Observer Music"
Comme Taylor Swift, Adele se sent très concernée par le débat qui agite la profession autour du streaming. L'essor spectaculaire des services comme Spotify ou Deezer, qui ont recensé 9 milliards d'écoutes sur les sept premiers mois de 2015 en France (+43%), motivent les artistes à appeler à plus d'équité dans la distribution des revenus générés. Pour porter cette revendication, la superstar américaine a fait retirer l'intégralité de sa discographie peu après la sortie de son album "1989". Un acte qui a privé les entreprises suédoises et françaises d'une belle audience et boosté par ricochet celle de YouTube.
L'écoute de l'album réservée aux abonnés premium ?
Le retour d'Adele se fera-t-il dans les mêmes conditions ? Selon The Verge, la chanteuse aux 30 millions d'albums vendus avec "21" souhaiterait bousculer la politique de Spotify, qui s'évertue depuis ses débuts à proposer le même catalogue à tous ses abonnés, qu'ils souscrivent à l'offre gratuite ou premium à 9,99€ par mois. L'interprète de "Hello" désirerait que "25", son nouveau disque à paraître le 20 novembre, ne soit proposé qu'aux 20 millions d'usagers payant leur abonnement. « C'est catégoriquement faux », dément un haut-responsable de Spotify, qui précise que « personne n'a demandé à ce que l'album soit exclusivement réservé à l'offre premium ».
La seule fois où le géant suédois a proposé du content exclusif à ses abonnés payants, c'était pour le titre "The Globalist" du dernier album de Muse dans le cadre d'une campagne marketing avec Playstation. La fureur des fans avait rapidement convaincu Spotify de corriger le tir. Le magazine The Verge rappelle cependant que l'album "21" d'Adele avait mis des mois avant d'enrichir le catalogue du service, et révèle au passage que la chanteuse a refusé un contrat d'exclusivité proposée par Apple Music. Alors, qui détient le pouvoir ?