Bestimage
Patrick Bruel est sur tous les fronts. Le chanteur et comédien vient de remonter sur les planches du théâtre Edouard VII à Paris pour la pièce "Deuxième partie" de Samuel Benchetrit, et prépare une tournée anniversaire pour fêter les 35 ans de son album "Alors regarde". Des concerts qui commenceront le 2 octobre prochain dans les Zénith et Arenas de France, Suisse et Belgique suite à une demande importante en billetterie pour les trois shows intimistes prévus au Cirque d'hiver de Paris au mois de juin. « Je n'y vais pas par hasard car je vais utiliser l'espace pour interpréter toutes les chansons que j'avais écrites à l'époque d'"Alors regarde", et d'autres comme celles que j'avais écrites pour Johnny Hallyday comme "Et puis je sais" ou "Pour exister" » s'impatiente-t-il dans La Tribune Dimanche : « Ce lieu représente plein de souvenirs, car j'ai eu la chance de connaître un peu Odette Bouglione, et j'y suis souvent allé avec mes enfants. Mais mon grand souvenir c'est d'y avoir été invité à chanter au côté de Jacques Higelin ».
"Ça manque aujourd'hui"
Une tournée qui fera patienter le public avant l'arrivée d'un nouvel album, plus de trois après "Encore une fois" ? « C'est prévu, oui, et si possible avec des slows, comme dans les boums des années 1980, car ça manque aujourd'hui ! » indique Patrick Bruel, prêt à faire un bond plein de nostalgie dans cette décennie qui a fait basculer sa carrière. Pour le plus grand plaisir du public ! Sur France Inter, le chanteur rappelle que « toutes (ses) chansons sont autobiographiques », encore touché par l'écho qu'a notamment connu la ballade "J'te l'dis quand même" : « Voir que cette chanson a traversé le coeur des gens et est rentrée dans les histoires des gens, c'est ce caractère magique qui fait de cette chose si personnelle quelque chose d'aussi universel ».
Et si Patrick Bruel veut remettre au goût du jour les slows, c'est qu'il se souvient très bien comment une danse sur "La maladie d'amour" de Michel Sardou a eu un impact considérable sur son destin. « Ce slow que je danse à l'été 74... (...) Je danse sur cette chanson que je trouve magnifique » s'est souvenu le chanteur dans l'émission "C à vous", racontant qu'il est allé ensuite par hasard applaudir Michel Sardou à l'Olympia quelques mois plus tard : « J'ai vu un truc absolument éblouissant. Le 20 janvier 1975, je me dis : "Un jour, je ferai comme lui". C'est ça qui m'a déclenché ».