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Assistera-t-on au retour d'une Michael mania dans les charts ? Les chansons cultes du Roi de la pop seront au coeur du biopic "Michael", qui s'apprête à envahir les salles obscures après plusieurs années de développement. La fin d'une longue attente pour les fans, dont le réalisateur Antoine Fuqua, qui se remémore le choc qu'il a vécu petit en découvrant pour la première fois le clip de "Thriller" sur la chaîne MTV. Précurseur, Michael Jackson a ouvert la voie à de nombreux artistes afro-américains à un niveau jamais égalé grâce à son génie et son aura. « Michael surpasse tous les artistes que j'ai pu voir dans ma vie jusqu'ici. J'ai vu Michael refuser d'être enfermé dans une case en tant qu'artiste » atteste le cinéaste dans l'émission "The Rich Eisen Show", bluffé par l'aisance de Jaafar Jackson, le neveu de la star, lors du casting : « Il est arrivé dans la pièce et c'était Michael Jackson ».
Totalement novice en matière d'acting, le fils de Jermaine Jackson a dû, pour son premier jour de tournage, interpréter "Bad" devant plus de 500 figurants. Un défi relevé haut la main à en croire les premiers retours presse, qui salue sa performance incarnée. Le film "Michael", que le public français pourra découvrir dès le 22 avril au cinéma, est pourtant très différent du projet initial. Le magazine Variety révèle dans un article consacré aux coulisses du biopic que la fin prévue dans le scénario d'origine a été coupée et modifiée à la demande de l'estate de Michael Jackson, les ayant droits qui gèrent son patrimoine, en raison du fameux procès ayant opposé le chanteur et Jordan Chandler en 1993 et 1994.
"Les gyrophares d'une voiture de police qui clignotent"
Le biopic devait initialement aborder le sujet sensible et délicat des démêlés judiciaires de la superstar, qui ont éclaboussé sa carrière durant deux décennies et continuent, encore aujourd'hui, de faire couler de l'encre, notamment depuis la diffusion du documentaire "Leaving Neverland" en 2019. Variety dépeint une scène du script original montrant le Roi de la Pop fixer « son reflet dans le miroir, son regard empreint de tristesse se lisant sur les gyrophares d'une voiture de police qui clignotent derrière lui ». Dans la séquence, des enquêteurs débarquaient au ranch de Neverland pour y rechercher des preuves... Sauf qu'il s'agit de « l'une des nombreuses scènes coupées au montage ». Comme toute mention des accusations d'abus sexuels sur mineurs dont Michael Jackson a fait l'objet.
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Le studio Lionsgate, qui produit le film, s'est en effet heurté à l'une des clauses négociées par Michael Jackson avec l'entourage de Jordan Chandler, l'enfant qui l'accusait d'attouchements, pour mettre fin au procès très médiatisé qui s'est joué dans les années 90. Celle-ci interdit toute représentation de Jordan Chandler dans un projet de fiction, ce qui signifie que l'histoire aurait dû être drastiquement remaniée pour adapter le récit, trahissant de fait la vérité historique.
The original ending of #Michael focused on how the child abuse allegations in 1993 impacted Jackson's life:• One scene saw the King of Pop staring into a mirror with a sorrowful gaze as police car lights flashed behind him• The sequence with investigators searching… pic.twitter.com/Udej6xHkjC
— Variety (@Variety) April 7, 2026
L'idée a donc été abandonnée et le scénariste John Logan a imaginé une autre fin, cette fois-ci centrée sur la relation entre Michael Jackson et son père tyrannique Joe Jackson. Un troisième acte qui aurait coûté 15 millions de dollars puisqu'il a fallu tout retourner ! C'est la raison pour laquelle la sortie du biopic, initialement programmée pour avril 2025, a été repoussée à deux reprises.