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Lio relève la tête. Sur son nouvel album "Geoid Party in the Sky", l'icône des années 80, entourée d'artistes de la nouvelle génération comme Hoshi ou Louane, renoue avec la pop pétillante qui a fait sa renommée tout en rendant un bel hommage à son fils Diego. En mars 2025, le jeune homme de 21 ans s'est tué en s'immolant par le feu près de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle. La chanteuse avait alors essuyé un flots de critiques pour être remontée sur scène peu après le drame. « Moi, je dois travailler et j'ai encore d'autres enfants, j'ai des petits enfants. Nécessité fait loi » s'était-elle défendue sur le plateau de "C à vous", au bord des larmes.
"Aujourd'hui, je n'ai rien"
Si Lio a connu un succès étourdissant dès l'âge de 16 ans grâce au tube culte "Le Banana split" (1979), elle ne roule pas du tout sur l'or contrairement à ce que l'on pourrait croire. Avec ce premier succès, l'artiste belge a pourtant décroché le jackpot. « Comme j'ai eu un très gros succès avec mes titres "Les brunes comptent pas pour des prunes" et "Banana Split", pour moi, l'argent et le succès c'était forever. Quand j'ai eu beaucoup d'argent, je l'ai dépensé. Aujourd'hui, je continue de rester dans une classe moyenne haute. Mais j'étais vraiment chez les privilégiés pendant un temps » confie-t-elle sans tabou au site Au Féminin.
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Un train de vie luxueux qui s'est rapidement heurté à une gestion financière hasardeuse et les conseils malavisés de son entourage : « Ma mère ne voulait pas que je sois propriétaire. Pour elle, c'était devenir une sale conne de bourgeoise. Elle a fait un scandale. Elle a dit : "Vous n'allez pas la rendre propriétaire. À son âge, qu'elle dépense ses sous" ». Le coeur sur la main, Lio a donc fait profiter ses proches mais n'a jamais investi dans l'immobilier pour se constituer du patrimoine. « Donc voilà, je n'ai rien mis de côté. Moi, aujourd'hui, je n'ai rien, parce que je n'ai rien à mon nom. Il y a bien des maisons que j'ai payées, mais qui ne sont pas à mon nom » révèle la star.
"La sécurité financière, je cours derrière"
L'échec de l'album "Des fleurs pour un caméléon", réalisé par Étienne Daho en 1991, a précipité la chanteuse dans une période de fragilité, d'autant plus qu'à cette époque, Lio a connu de douloureuses épreuves sur le plan personnel : « J'ai fait un disque qui n'a pas beaucoup marché. C'est une période où je me cherchais un petit peu, parce que derrière ça, je suis quand même tombée sur un mec extrêmement violent ». Son compagnon d'alors ne supportait pas qu'elle puisse mieux gagner sa vie que lui. « Ce que j'ai toujours remarqué, c'est que les hommes, étant très mal à l'aise avec le fait qu'ils ne pouvaient pas me dominer financièrement, m'ont fait passer pour leur sal*pe. J'étais Lio et je gagnais souvent beaucoup plus d'argent qu'eux. Et ça, on ne te le pardonne pas. Il y en a très peu qui se sortent de ce dilemme » analyse-t-elle avec le recul.
Entre le statut d'artiste intermittent du spectacle, avec ses contrats ponctuels, et le montant « dramatique » de sa retraite, Lio fait donc face à une situation précaire. « J'ai 60 ans, je suis en découvert autorisé en permanence, parce que j'ai institutionnalisé ça quand les impôts me couraient derrière » explique la chanteuse, sans faux semblant : « Il fallait toujours que je sois 10 balles de découvert pour éviter les problèmes. La sécurité financière, je cours derrière ».
Pour stabiliser ses finances, Lio se focalise, comme de nombreux artistes, sur la scène, qui génère de meilleurs revenus que les ventes de disques. En 2026, l'interprète de "Fallait pas commencer" sillonnera les quatre coins de la France aux côtés de Plastic Bertrand, Julie Pietri, Jean Schultheis et Boney M avec le spectacle "Les Années 80, La Tournée" pour fredonner ses chansons les plus emblématiques. Elle sera produira également sur la scène mythique de l'Olympia le 17 décembre prochain.