Bestimage
"Une vie", c'est le nom de son dernier album. Et nul doute que celle de Julien Clerc a été bien remplie depuis la fin des années 60. Alors qu'il vient de sortir la réédition de son dernier disque, écoulé à 25.000 exemplaires, le chanteur de 78 ans se prépare pour une grande tournée d'une soixantaine de dates. Un tour de chant qui débutera en février 2026 par les petites salles avant de s'attaquer, l'année suivante, aux Zénith et Arenas. Le 9 octobre 2027, il retrouvera la scène de l'Accor Arena de Paris, lui qui a été le premier artiste français à y jouer en 1984.
« Ça fait partie intégrante de mon métier de chanteur. Je suis d'une génération qui a passé beaucoup de temps sur la route. L'idée de ce métier était d'écrire des chansons et les chanter en tournée » sourit l'artiste au micro de Ouest France, toujours ému du bel accueil que lui réservent les Français : « La scène est vraiment le moment important pour moi avec l'écriture. Vous partagez enfin ce que vous aviez en tête avec un public ».
"Tant que j'ai la petite flamme bleue..."
Sur scène, Julien Clerc interprétera « quatre ou cinq nouvelles » chansons et une vingtaine de ses classiques dont, logiquement, les incontournables "Fais-moi une place", "Ma préférence", "Mélissa" ou "Ce n'est rien" : « Je trouve ça toujours agréable d'être encore capable d'écrire des nouveautés dans un style que je crois intemporel. (...) Il y aura aussi des passages durant lesquels je vais parler. Depuis un certain temps, la parole a pris plus de place. Les gens de ma génération ont des choses à raconter ! ».
Cette dernière date à Bercy aura lieu cinq jours après son 80ème anniversaire. Une date symbolique pour Julien Clerc qui, il le prévient, ne compte pas raccrocher le micro de sitôt : « Tant que je me sens capable d'écrire des chansons qui passent à la radio, j'aurais tort de m'arrêter. Il n'y a pas de pénibilité dans mon travail, tant que j'ai la petite flamme bleue... ». Car pour l'ancien coach de "The Voice", le véritable mot d'ordre est d'« aimer la musique » : « C'est une façon de vivre, une passion qu'il faut transformer en métier. J'étais fait pour être professionnel mais j'ai gardé intact le plaisir. C'est une chance inouïe ».