Crédits photo : Capture TF1
Incontestablement, Gims est l'un des artistes les plus populaires en France. Depuis le début de sa carrière, le rappeur a écoulé plus de 6 millions d'album, en prenant en compte son épopée avec Sexion d'Assaut. « C'est énorme » a réagi celui qui est actuellement numéro un des ventes avec la réédition "Les vestiges du fléau" dans le portrait de la semaine que lui consacrait l'émission "Sept à huit" dimanche soir sur TF1. Un « entretien à coeur ouvert » baptisé "Ma voie, ma famille et ma France" dans lequel Gims est revenu sur son arrivée compliquée en France, alors qu'il n'a que deux ans et que ses parents fuient le Zaïre et sa dictature. « J'étais un petit migrant. On est arrivé en banlieue parisienne, en Province, pour terminer à Paris. C'est des tonneaux, des tonneaux toute mon enfance pour qu'à un moment la voiture s'arrête. Là, tu te demandes s'ils sont encore vivants à l'intérieur ou pas. Par je ne sais quel miracle, on est sorti de la voiture et on s'est stabilisé » a expliqué l'artiste, sensibilisé à l'art à 9 ans.
"Le racisme fait partie des plus grandes injustices"
« C'est plus le centre de loisirs. J'ai appris un peu l'histoire de la France, à connaître les artistes français, l'art. (...) C'est là que je découvre la scène. J'ai fait une pièce de théâtre : "Le bourgeois gentilhomme", "Les fourberies de Scapin"... Et je me rends compte que j'aime ça. Là, je rentre dans l'histoire, la culture, la fierté de la France. C'est à ce moment-là qu'on m'applaudit pour la première fois » s'est souvenu Gims, prenant conscience de son incroyable parcours. Après avoir posé en Une de Paris Match, le genou à terre et le poing en l'air, pour dénoncer le racisme, l'interprète de "Jusqu'ici tout va bien" est revenu sur ce sujet malheureusement toujours très actuel. Pour lui, « la France se dirige vers plus de métissage » mais les discriminations sont bien présentes : « Il n'y a pas de plus grande injustice que de s'en prendre à quelqu'un pour une couleur qu'il n'a pas choisi. Je ne me souviens pas d'avoir choisi ma couleur. (...) On est né comme ça ».
🔵 « Je suis un enfant du peuple de France ».
Derrière ses inévitables lunettes noires, il nous parle de son destin, de son regard sur la France d’aujourd’hui, et de ses rêves d’Opéra. @GIMS est « Le Portrait de la Semaine » d’@audrey_crespo
— Sept à Huit (@7a8) June 6, 2021
📺 Ce dimanche, dès 18h20 sur @TF1 pic.twitter.com/XS8BJbkHAX
Pour Gims, « le racisme fait partie des plus grandes injustices ». Et l'interprète de "Only You" sait de quoi il parle puisqu'il en a « souffert étant gamin un petit peu » : « On m'a traité de "singe", de "macaque" ou de "sale noir". Et pour des enfants de 2021 c'est la même chose... Il y a un boulot qui n'est pas fait ». Mais le chanteur, qui se décrit comme « un enfant du peuple », refuse de croire que « la France est un pays raciste » : « Non (...) Ce serait condamner des innocents, des gens qui ne le sont pas. On ne peut pas dire ça comme ça ». Pour lui, « le mal est là mais le bien domine. Et le bien dominera toujours ». Un message d'espoir.