Crédits photo : Capture d'écran YouTube
Benjamin Biolay entre dans la course. Trois ans après l'aventure sud-américaine "Volver", le chanteur est de retour avec l'album "Grand Prix", un opus dont l'imagerie nous emmène au beau milieu de l'univers des courses automobiles. Un neuvième disque que l'artiste a pensé comme s'il était le leader d'un groupe : « On est 4, 5 ou 6 musiciens, ce qui donne une énergie, une texture de sons plus vocale, plus crooner, plus généreuse dans la façon de faire sonner la voix ». Emmené par "Comment est ta peine", un premier single mélancolique mais entraînant, l'auteur-compositeur remet la langue française au centre de son oeuvre, comme il le déclarait à Télérama : « Le fait d'écrire en français m'a ramené à des choses plus anciennes, de chez nous, que j'ai réécoutées, en faisant un peu abstraction de l'esthétique. Parce que la chanson française a toujours été gênante, avec tous ces arrangements bien ringards. Peu d'entre nous sont à la fois auteur-compositeur, voire même arrangeur et producteur ».
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"Ce n'était qu'un vendredi 12..."
A deux semaines de la sortie de son album "Grand Prix", Benjamin Biolay en dévoile un deuxième extrait, "Vendredi 12", qui sort ce... vendredi 12 juin. Bon timing ! Un nouveau single à la fois lyrique et cinématographique dans lequel le chanteur se confie sur une relation amoureuse qui prend fin, à son plus grand désespoir : « Dis-moi si t'es fâchée d'abord / Avant qu'on stoppe ou encore (...) Ce n'était qu'un vendredi 12 / Et pourtant tu as filé en douce / A mille lieux du triangle des Bermudes / Juste quelque part hémisphère sud / Ce n'était qu'un vendredi 12 / Ce con de voisin tondait sa pelouse à fond / Je n'ai pas croisé de chat noir / Mais j'ai bu la tasse dans la mer noire / Où étais-tu vendredi soir ? ». Une façon de dire qu'il a échappé, de peu, à la malédiction du vendredi 13. Benjamin Biolay s'efface du clip pour célébrer le cinéma italien à travers une compilation d'extraits de deux films signés Franco Giraldi : "La Super Testimone" ("Super témoin") et "Gli Ordini Sono Ordini" ("Les ordres sont les ordres"), sortis en 1971 et 1972. A la fois sobre mais classe !
Regardez le clip de Benjamin Biolay, "Vendredi 12" :