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Dossier spécial
dimanche 01 août 2021 12 :30

Les meilleurs albums de 2021 (jusqu'ici) : Clara Luciani, Laylow, London Grammar...

L'heure est au premier bilan. Pure Charts vous propose sa liste des 20 meilleurs albums du premier semestre 2021, selon la rédaction. Au programme : les disques de London Grammar, Laylow, Wolf Alice, Inhaler, Olivia Rodrigo, Clara Luciani, Tim Dup ou Mome.
Crédits photo : Montage Pure Charts

Clara Luciani - "Coeur"


La pression était forte pour Clara Luciani, après le succès populaire de "Sainte Victoire" emmené par le tube "La grenade". Avec une facilité déconcertante, la chanteuse a finalement mis tout le monde d'accord avec "Coeur", deuxième album aussi élégant que dansant. Armée de ses hymnes disco, comme "Le reste" ou "Respire encore", et une jolie dose de mélancolie, l'artiste nous emmène sous les stroboscopes, le coeur en bandoulière, prêt à relâcher la pression et à se rapprocher à nouveau après cette année et demi de pandémie. L'album parfait en toutes circonstances !




London Grammar - "Californian Soil"


Que l'univers de London Grammar nous avait manqué ! Le trio anglais est venu combler notre manque avec "Californian Soil", un troisième album sorti à temps pour les beaux jours du printemps. Sur les 12 pistes de ce magnifique projet, Hannah Reid et ses deux comparses prouvent qu'ils n'ont rien perdu de leur sens inné de créer des mélodies pop aériennes de toute beauté (formidables "Lose Your Head" et "Lord It's A Feeling") tout en y incorporant quelques touches électroniques bien venues ("How Does It Feel"). En résulte un album touchant, intense et puissant qui s'affirme déjà comme un incontournable. Pari réussi pour Hannah Reid qui avait « des combats à mener sur cet album », comme elle nous l'affirmait en interview.

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Laylow - "L'Étrange Histoire de Mr.Anderson"


Un an et demi après l'impressionnant "Trinity", Laylow délaisse l'univers futuriste pour se recentrer et raconter "L'Étrange Histoire de Mr.Anderson", son alter ego. Léché dans les moindres détails, l'album du rappeur toulousain est une oeuvre à la fois musicale et cinématographique, nous contant la naissance et le parcours - jalonné d'embûches et d'injustices - de l'artiste en 20 pistes. En véritable chef d'orchestre, Laylow invite l'auditeur dans son univers sombre dès les premières notes, se faisant tour à tour pensif ou plus énervé, invitant des pointures comme Hamza, Nekfeu ou Damso, ainsi que les voix françaises de grands acteurs (comme Whoopi Goldberg) pour des passages narratifs. Ne passez pas à côté de "Window Shopper" (1 et 2), "Iverson" et "Voir le monde brûler". Bon voyage !




Arlo Parks - "Collapsed in Sunbeams"


C'est la grande découverte de ce début d'année. Alors que les températures frôlaient le négatif en ce mois de janvier, Arlo Parks est venu nous réchauffer le coeur avec "Collapsed in Sunbeams", une magnifique carte d'introduction où s'entrechoquent jazz, soul, R&B, pop et hip-hop. Entre "Caroline", "Too Good" et "Hurt", une production aux petits oignons et des arrangements classieux, la chanteuse de 20 ans seulement nous propose 12 pistes comme 12 chapitres d'un recueil de poèmes musicaux sur la vie d'une jeune anglaise parlant à sa propre génération d'amour contrarié, d'acceptation de soi ou de doutes. Un album doudou qui vise en plein dans le mille !




Noé Preszow - "A nous"


L'un des meilleurs francophones de l'album ? Il est là ! Sorti en avril dernier, le premier disque de Noé Preszow impressionne de bout en bout, tant dans ses textes engagés et touchants, que dans les productions sur le fil, et l'interprétation bouillonnante, dans l'urgence. Assurément, le Belge a trouvé l'équilibre idéal sur ce premier album aussi exigeant que populaire où il se raconte sans fard, pose un regard sans complaisance sur notre société et fédère, que ce soit sur l'hymne "A nous", ou les plus excellents titres "Que tout s'danse" et "Le monde à l'envers", dénonçant les violences policières, qui devraient vous serrer le coeur.




Rag'n'Bone Man - "Life By Misadventure"


Rag'n'Bone est un humain, après tout, et il est venu nous le prouver avec le touchant "Life By Misadventure". Adoucissant le printemps, l'ancien aide-soignant à la voix puissante élargit son spectre musical et passe de la folk au rock, de la country à la pop sur un album cohérant et bouleversant, dont la justesse et l'honnêteté nous touchent en plein coeur. Comment ne pas frissonner, voire même verser une larme, à l'écoute de "Fireflies", "Alone" ou "Anywhere Away From Here" avec Pink, plus intenses que jamais ? Il fallait que Rag'n'Bone Man nous ouvre grand son coeur pour délivrer l'un des plus beaux projets de ce semestre.




Tim Dup - "La course folle"


Lunettes de soleil sur les yeux et limoncello dans une main. Voilà comment se déguste le troisième album de Tim Dup, le très estival ''La course folle''. Inspiré par l'enfance et par ses voyages en Italie, à une période où l'imaginaire constituait, en plein confinement, le seul moyen d'évasion possible, le jeune artiste français entasse pêle-mêle des souvenirs, des mots doux, des images fugaces et une certaine ivresse sur 12 titres pannés de sable où sa voix insouciante se fait le plus bel écrin de sa prose poétique. Un peu de mélancolie heureuse et de vie qui grouille, de musique qui enivre, pour bercer les esprits le temps d'une jolie parenthèse méditerranéenne.



MADAME - "Madame"


Le rap italien fourmille de talents à écouter d'urgence à l'instar de Fabri Fibra, Sfera Ebbasta ou Rkomi. A 19 ans seulement, MADAME se démarque et explose la concurrence grâce à son premier album éponyme, un véritable uppercut. Validée par Cristiano Ronaldo, elle propose avec poésie (et violence parfois) un rap intense, riche en nuances et influences (musique orientale, funk, pop), inspiré par sa vie, de ses amours, à ses questionnements, ses désirs ou frustrations. De "VOCE" à l'énorme tube funky "IL MIO AMICO", en passant par le percutant "CLITO", Madame ne vous laissera pas insensible.




Charlotte Cardin – "Phoenix"


Le Canada semble être une source inépuisable de talents. Repérée dès 2016 avec le tube ''Main Girl'', qui avait connu un joli succès sur les radios françaises, Charlotte Cardin a enfin fait le grand saut au début du printemps en publiant son premier album. Et quel album ! Étonnante de fluidité, sa voix de velours, légèrement rocailleuse, s'avère la pièce maîtresse de cette collection envoûtante, intime et viscérale, sans aucune fausse note : des singles ''Passive Agressive'' et ''Meaningless'' aux percutants ''Romeo'' ou ''Sex To Me'', qu'elle arrose généreusement d'arrangements trap et hip-hop, Charlotte Chardin s'autorise tout. Même un duo inattendu avec... elle-même, sur l'incroyable ''XOXO''. Une claque !




Olivia Rodrigo – "Sour"


Le phénomène pop de l'année, c'est elle. A 17 ans seulement, Olivia Rodrigo a battu tous les records avec ''Drivers License'', une ballade de rupture déchirante qui a mis en exergue l'écriture délicate et imaginée de cette adolescente américaine s'inscrivant dans la veine d'une Taylor Swift. Jeune et donc pleine de doutes, surtout concernant ses émois amoureux, Olivia touche la corde sensible avec ses mélodies pop simples, qu'elle interprète avec une émotion si palpable qu'on s'y reconnaît facilement. Mais derrière ses airs sages, la chanteuse cache une âme rebelle qui a tout de suite corné l'image douce qu'on a voulu lui donner à travers "Brutal" ou le teen-rock ''Good 4 u'', lui aussi devenu un succès. L'avenir s'annonce prometteur !




Mome - "Flashback FM"


Injustement passé inaperçu, le nouvel album de Mome a quelque peu galvanisé un hiver bien morne où les aléas de la pandémie squattaient les une des journaux. Cinq ans après ''Panomara'' (souvenez-vous du tube ''Aloha'' !) et une excursion dans le cinéma, le producteur niçois remonte le temps, avec le chanteur canadien Ricky Ducati dans sa Dolorean, pour rendre un vibrant hommage aux débuts des années 80 sur cette collection alignant guitares, lignes de basse rondes et synthétiseurs en folie. A écouter sur les routes au bord de l'océan, au coucher de soleil, en poussant le curseur volume au maximum sur ''Friends'', ''I Know'' ou le délicieux ''Flamingo'' !




Kimberose – "Out"


Kimberose se libère de ses chaînes. Sur son deuxième album, l'artiste française prend à bras le corps sa destinée en faisant voler en éclat le carcan du groupe qu'elle menait pour s'affirmer en solo. Le témoignage d'une évolution naturelle pour ce diamant brut, dont le splendide timbre suave convie tous les fantômes des plus grandes divas de la soul dans cette œuvre lumineuse, qui parle avant tout de réconciliation avec soi-même et de s'admettre qu'on est sa propre force motrice. Solaire et lumineuse, divine quand elle est accompagnée par le pianiste Sofiane Pamart, la musique de Kimberose mérite, cette année et pour le futur, tous les égards.




Laura Mvula - "Pink Noise"


Après cinq ans de recul, Laura Mvula est revenue nous faire danser avec son troisième album "Pink Noise". Dépoussiérant son image comme son répertoire, la chanteuse britannique, plus apaisée et ça s'entend, convoque les esprits des années 80 sur les 10 chansons de ce projet lumineux, moins soul, mais des plus percutants. Dans la lignée des superbes singles "Safe Passage", "Church Girl" ou "Got Me", les titres de "Pink Noise" fusionnent les genres (disco, pop, dance, funk...), invitent synthétiseurs, boîtes à rythmes et batteries, où l'âme de Prince n'est jamais loin. Comme c'est bon !




Inhaler - "It Won't Always Be Like This"


Le talent se transmet de génération en génération. Fils de Bono, Elijah Hewson est le leader d'Inhaler, le nouveau groupe phénomène venu de Dublin. Et le quatuor irlandais n'a pas démérité son étiquette de sensation depuis ses débuts en 2017. Sur son très prometteur premier album "It Won't Always Be Like This", Inhaler prouve avec une facilité déconcertante sa capacité à faire vibrer (le morceau-titre), danser ("Totally", "Who's Your Money On? (Plastic House)") ou émouvoir le public à travers 11 titres fougueux et électroniques. Tout en créant des classiques instantanés qui devraient nous rester en tête un bon moment. Non, le rock n'est pas mort et il a encore de beaux jours devant lui grâce à Inhaler !




L'Impératrice - "Tako Tsubo"


Pas d'erreur 404 pour L'Impératrice. Trois ans après fait les présentations sur "Matahari", la joyeuse bande électro-pop que le monde entier s'arrache revient nous faire bouger le bassin avec son deuxième album, un "Tako Tsubo" rempli d'influences et de sonorités rétro. Débutant doucement mais sûrement avec une "Anomalie bleue" et un "Hématome", le disque augmente en intensité au fil des minutes, la basse groovy de David Gaugué faisant des ravages sur "Voodoo?", "Fou" ou l'excellent "Peur des filles", véritable masterpiece de l'album. Une nouvelle fois, L'Impératrice règne en maître.




Wolf Alice - "Blue Weekend"


Ça commence par quelques notes de guitare et la voix quasi susurrée d'Ellie Rowsell. Puis ça monte en intensité, avant d'exploser dans un fracas sonore. Jamais là où l'attend, Wolf Alice propose tout simplement son meilleur projet avec "Blue Weekend", sorti début juin. Introduit par le superbe "The Beach", le disque alterne entre morceaux défouloirs et qui devraient créer des pogos lors de leurs concerts ("Smile", "Play The Greatest Hits") et respirations pop-rock bienvenues à l'instar de "Delicious Things", "How Can I Make It Ok?" ou "Safe From Heartbreak (if you never fall in love)". A n'en pas douter, ce week-end bleuté prouve encore une fois que les rockeurs les plus prometteurs viennent du Royaume-Uni, et pas d'ailleurs. A noter aussi que les 11 morceaux ont fait l'objet de clips, à regarder à la suite tel un court-métrage musical et nocturne.




Justin Bieber | ''Justice''


Qui l'eut cru ? Un an après le très tiède ''Changes'', Justin Bieber accouche de l'un de ses meilleurs opus avec ''Justice''. Passé son conflit judiciaire avec le groupe français qui l'accuse d'avoir volé son logo, on se laisse très volontiers porter par cette machine à tubes qui fait le pont entre déclarations d'amour, spiritualité - d'une façon beaucoup moins prosélytique que Kanye West, ouf - et sonorités eighties ajoutées comme de l'huile dans un moteur sur les entêtants ''Deserve You'', ''Hold On'', ''Die For You'', ''Ghost'' et ''Peaches'' avec Daniel Caesar et Giveon, dont le groove ultra smooth a fait danser la planète. Une excellente surprise !




Slayyyter - "Troubled Paradise"


La pop sait créer de nouvelles figures à la chaîne, mais Slayyyter pourrait bien tirer son épingle du jeu dans cette industrie gargantuesque avec sa personnalité explosive. Sorte de croisement hybride entre Charli XCX, Grimes et une Gwen Stefani destroy, la chanteuse américaine, débarquée de St. Louis, laisse des traces enflammées sur son passage avec ses morceaux crunk, dance, hyperpop et électro secoués au shaker. Aucune piste de son premier album "Troubled Paradise" ne se ressemble vraiment (le grand écart entre "Throatzillaaa" et ''Clouds'' frise l'indécence) mais c'est peut-être ça, sa force : Slayyyter est imprévisible. Mention spéciale au tube en puissance "Cowboys" !




Sofiane Pamart - "PLANET GOLD"


Sofiane Pamart est un OVNI, et comme souvent les OVNI sont fascinants. Le pianiste français, qui s'est d'abord fait connaître en revisitant les titres rap avec son instrument fétiche, nous a emmenés en voyage l'an dernier avec son premier album instrumental "PLANET", pensé comme un périple à travers les villes du monde entier ("Medellin", "London", "Paris", "Seoul"...). Prolongeant le plaisir, la réédition "PLANET GOLD", composée de huit nouvelles pistes, poursuit cette magie qui se dégage des mélodies délicates et vertigineuses de l'artiste, véritable prodige.




Dayglow - "Harmony House"


Il y a deux ans avec "Fuzzybrain", Dayglow (alias Sloan Struble) nous faisait découvrir sa pop indé sautillante et solaire à travers le hit Can I Call You Tonight ?". Deux ans plus tard, il succombe lui aussi à la vague synthpop et saute à pieds joints dans les 80's avec son nouvel album, le défoulant "Harmony House". Carré, concis et loin d'être opportuniste en ces temps de revival, le disque se compose de 11 tubes en puissance calibrés pour nous faire danser jusqu'au bout de la nuit. On vous met au défi de ne pas vibrer sur "Close to You" et "Crying on the Dancefloor" ou de frissonner sur "Into Blue", indéniablement les meilleures pistes de l'album. A écouter en boucle !

La Rédaction

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