"Aucun nom ne fera polémique" : le Hellfest 2026 dévoile sa programmation dantesque !
Le Hellfest lève le voile sur la programmation de son édition 2026, qui aura lieu à Clisson du 18 au 21 juin. Son directeur Ben Barbaud fait le point sur les groupes invités et espère éviter toute polémique.

Abaca
Ils pèsent à eux quatre 200 millions d'albums vendus, des dizaines de milliards d'écoutes en streaming et des millions de fans à travers le monde. Limp Bizkit, The Offspring, Iron Maiden et Bring Me The Horizon sont les quatre têtes d'affiche du Hellfest 2026, qui se tiendra du 18 au 21 juin prochain à Clisson. Ajoutez à cela des noms emblématiques de la scène rock et metal comme Alice Cooper, Deep Purple, Sabaton, The Hives, Anthrax, Volbeat ou Megadeth, et vous obtenez un line-up cinq étoiles. Ou plutôt 183 étoiles, comme le nombre de groupes et artistes qui fouleront les six scènes du festival de musique extrêmes. Et comme d'habitude, le public est au rendez-vous : les 55.000 pass quatre jours mis en vente se sont arrachés en une demi-heure, avant même que la programmation ne soit dévoilée.

"Il y avait une volonté de rassurer notre public"

Cette 19ème édition sera donc celle de la fidélisation du public. « J'avais dès le départ passé le message aux programmateurs d'être dans l'ADN du festival. Il y avait une volonté de rassurer notre public de la première heure, auquel on tient beaucoup. Le Hellfest reste le Hellfest » assure Ben Barbaud, directeur de l'événement, dans les colonnes du Parisien. Et il le martèle : « Cette fois, aucun nom ne fera polémique ». Car chaque année, le festival se retrouve sous le feu des critiques pour la programmation de certains artistes.

"On ne programme jamais un artiste par provocation"

Cet été, le public s'était offusqué de voir le "deux poids deux mesures" du festival, refusant d'accueillir Marilyn Manson mais invitant tout de même Till Lindemann, le chanteur du groupe allemand Rammstein accusé de plusieurs agressions sexuelles. Mais c'est surtout la venue de Bård Eithun qui a enflammé les débats. Le batteur norvégien du groupe Blood Fire Death a été condamné en 1994 et emprisonné neuf ans pour un meurtre homophobe. « Il y a toujours eu une vigilance, mais on peut passer à côté de faits incriminés à des artistes » se défend Ben Barbaud, qui dit n'avoir aucun réseau social à titre personnel : « Le choix n'est pas simple, on pense aussi aux souhaits des festivaliers qui ont fait l'effort d'acheter leurs billets, mais on ne programme jamais un artiste par provocation. Si on peut éviter les débats qui entachent notre image, ça nous va très bien ».

Le festival a aussi été au coeur de nombreuses polémiques sur l'insécurité ressentie par certaines spectatrices féminines, évoquant des faits d'agressions sexistes et sexuelles. « Le Hellfest n'est ni un repère de machos, ni un endroit insécure pour les femmes. Elles y prennent d'ailleurs de plus en plus de place. On recense chaque année plus de spectatrices. Il y a dix ans, elles représentaient 10% du public, aujourd'hui, elles sont 35% » avait déclaré Ben Barbaud l'an dernier. Malgré tout, le patron du Hellfest se dit déçu de ne pas pouvoir inscrire deux noms de prestige à son affiche de 2026 : tout d'abord Slayer, prévu le 19 juin mais qui a « annulé au dernier moment », mais surtout System of a Down, qui a préféré opter pour deux concerts au Stade de France les 2 et 4 juillet prochains. « J'espère qu'ils réaliseront par la suite une tournée plus "classique" » conclut-il.

Par Théau BERTHELOT | Journaliste
Passionné par la musique autant que le cinéma, la littérature et le journalisme, il est incollable sur la scène rock indépendante et se prend de passion pour les dessous de l'industrie musicale et de l'organisation des concerts et festivals, où vous ne manquerez pas de le croiser.