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« Même pas un an et t'entends partout du Wejdene ». Dans la chanson-titre qui ouvre son album "16", Wejdene règle ses comptes avec ceux qui n'ont pas cru en elle à ses débuts et qui tentent de profiter de sa notoriété depuis qu'elle a explosé dans les charts avec "Anissa", tube incontournable de l'été dont le clip affiche 61 millions de vues sur YouTube. A l'occasion de la sortie de son premier disque, la chanteuse phénomène revient sur son parcours semé d'embûches, elle qui n'a rien lâché pour croire en ses rêves malgré le harcèlement qu'elle a subi durant sa scolarité. Propulsée au sommet grâce à TikTok, l'interprète de "Coco" a d'abord tenté de se faire repérer via Instagram où elle postait de courtes vidéos en train de fredonner des bouts de textes. « Je ne savais pas écrire mais j'écrivais un petit couplet, même pas fini. C'était juste histoire de poster. Je voulais absolument avoir un insta de chant » explique à France TV Slash la jeune star de 16 ans.
"On me disait des trucs hyper méchants"
Si elle savoure son succès à sa juste valeur, c'est parce que Wejdene a pendant longtemps été la cible de railleries de la part de ses camarades. « Il y avait beaucoup de moqueries, il y en a que ça faisait rire. Ils me disaient que je chantais et que j'écrivais mal : "Tu vas jamais percer...", etc » raconte la chanteuse, qu'on accusait de se bercer d'illusions : « Quand je postais une vidéo de chant, le lendemain, je savais qu'au collège j'allais recevoir des moqueries. J'ai osé (...) Au début, j'avais peur de m'afficher. Tout le monde venait me voir : "Mais pourquoi t'as mis ça, Wejdene ? Mais là, t'aimes bien ce que t'as écrit ?". Des trucs comme ça... Hyper méchants. Moi je trouve ça très méchant. Ce sont des gens pessimistes, je déteste ça. Ils croient en personne ». « J'ai persévéré juste pour leur faire fermer leur bouche. Je ne voulais pas m'arrêter parce qu'ils disaient ça » renchérit la jeune artiste, soutenue par Aya Nakamura et Booba en personne.
"Je suis forte mentalement"
Face au flot de remarques désobligeantes qu'elle recevait, Wejdene a même failli tout abandonner : « J'ai eu des coups de blues. Je commençais à douter de moi ». Voyant que ses espoirs de percer dans le musique se réduire à néant, la chanteuse a un jour effacé toutes les vidéos de chant qu'elle avait postées sur les réseaux sociaux. « J'ai vraiment tout supprimé (...) Je me disais : "C'est bon... Tu rêves. N'importe quoi. Qu'est-ce qui t'arrive, Wejdene ?". Pour moi, ça ne pouvait arriver qu'aux autres. Et dès que j'ai supprimé mes vidéos, j'étais plus ou moins dégoûtée. Je me disais : "Ça y est, c'est fini". Je ne savais pas si je n'avais plus envie ou si j'étais dégoûtée. Ou si je n'avais plus d'espoir (...) Tout le monde s'en foutait que je chantais, en vrai » se souvient-elle.
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Heureusement, grâce au soutien de ses deux soeurs et de son producteur Feuneu, Wejdene n'a pas baissé les bras. Et tant pis si l'engouement qu'elle suscite aujourd'hui dérange et fait jaser. « Les critiques, ça ne n'arrêtera jamais. Parfois, c'est carrément des robots qui parlent derrière leur écran. Il faut absolument pas calculer. Tu les vois en face ils te demandent une photo, ils tremblent. Ils n'osent même pas venir te parler » affirme la fille de l'artiste tunisien Badra Zarzis, qui se dit « forte mentalement » pour affronter le flot de haine qui se déverse à ses moindres faits et gestes. Même si les attaques à son encontre, notamment sur l'application Snapchat, ne sont pas si faciles à oublier : « Parfois, il y a des trucs... J'ai envie de jeter mon téléphone. Comment tu peux dire ça à quelqu'un ? Il y a des gens hyper méchants qui souhaitent la mort. C'est horrible ». Courage à elle !
Tu connais forcément @WejdeneOfficiel. Son tube Anissa a été le plus écouté de l’été et tu connais peut-être déjà le refrain par ❤. Pour la sortie de son album intitulé 16, la chanteuse s’est confiée sur sa persévérance sans failles. pic.twitter.com/Rkc5T7yS7Y
— francetvslash (@francetvslash) September 25, 2020