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Ce devait être une grande fête. Créé à Chicago dans les années 90, le festival itinérant Lollapalooza devait cette année être délocalisé pour la première fois de son histoire en Colombie, à Bogotá, après avoir conquis les États-Unis, le Chili, le Brésil ou l'Allemagne. Les 17 et 18 septembre prochains, les plus chanceux auraient du applaudir Lana Del Rey, Disclosure, Wiz Khalifa et une tête d'affiche mystère, teasée durant des mois par les organisateurs. Si son nom n'a jamais été confirmé de manière officielle, des bruits de couloirs persistants assurent que c'est Rihanna qui devait faire le show devant des milliers de spectateurs. Une apparition facturée à prix d'or entre 500.000 et 750.000 dollars selon Konbini.
Un fléau sanitaire
Hélas, l'interprète de "Work" a finalement jeté l'éponge. Une décision qui a scellé le destin du festival, lequel, sans son artiste le plus important, a préféré tout annuler. Les spectateurs ont été invités à se faire rembourser via un communiqué publié sur le site officiel de l'événement. D'après Variety, la star aurait eu peur de contracter le virus Zika lors de sa visite en Colombie, deuxième pays le plus touché par ce fléau sanitaire derrière le Brésil. Selon l'Institut National de la Santé, au moins 70.000 cas de Zika ont été enregistrés à ce jour sur le territoire colombien. Transmis par le moustique tigre, le virus Zika provoque des symptômes bénins dans 70 à 80% des cas mais peut affecter le foetus d'une femme enceinte. En février, l'organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié l'épidémie comme « urgence de santé publique de portée internationale ».