
N°1 des ventes d'albums pendant 7 semaines, le dernier disque de Nolwenn Leroy est un succès commercial, évidemment. Pourtant, autant chez Universal que parmi les médias, beaucoup se sont montrés sceptiques devant ce projet mettant en lumière les racines bretonnes de Nolwenn. Entre les musiques celtiques, la tradition régionale et la plume de Miossec, Nolwenn Leroy frappait un grand coup en décembre 2010. Essentiellement composé de reprise, "Bretonne", 4ème du nom, remet au goût du jour une culture tombée en désuétude. Dénués des sons pop et de l'artillerie électro tendance, ces quelques morceaux s'offraient une cure de jouvence avec des instrumentations originelles et des arrangements néanmoins contemporains. "La jument de Michao" a fièrement porté ce projet pour les fêtes de Noël, bien aidé il faut dire par un clip tourné dans les campagnes bretonnes et sur le littoral du Finistère.
Elle se dit "Bretonne", Nolwenn Leroy a soutenu et soutient encore son projet, plus personnel qu'on le pense, sur les plateaux de télévision et sur les scènes françaises au cours d'une tournée essentiellement constituée de festivals, ce qui est là encore une évidence. La Bretagne, c'est aussi la danse collective et la bière ! Mais le succès dépasse parfois les espérances, et c'est au Zénith de Paris que la chanteuse culminera au sommet de sa gloire le 17 décembre, là où elle chantera ses mots d'amour accompagnée par la harpe qui ornent presque toutes ses chansons.
"Bretonne" : disque de diamant
Crédits photo : Facebook officiel de Nolwenn Leroy

"Tri Martolod" est ensuite arrivé, mais c'est sur "Brest" de Miossec qu'on prend le large. Cette très belle reprise de Miossec qui prend toute son ampleur sur ce disque, sert de nouvel extrait pour défendre un disque en route pour dépasser les 600 000 ventes avant la fin de l'année. Assurément, le pari de Nolwenn a payé, certes commercialement, mais aussi et surtout, musicalement.