"Ça m'a fait souffrir" : pourquoi Téléphone s'est séparé ? Jean-Louis Aubert raconte
Invité de Léa Salamé dans "Quelle époque !" sur France 2, Jean-Louis Aubert est revenu sur un épisode douloureux de sa carrière : la séparation du groupe Téléphone en 1986.

France 2

Jean-Louis Aubert a rendez-vous avec son public à Paris La Défense Arena le 13 décembre pour un concert géant baptisé "50 ans avec vous". C'est en 1976, il y a presque un demi-siècle donc, que le rockeur né à Nantua a fait ses débuts dans Téléphone, groupe culte pour toute une génération qui, en 10 ans d'existence, aura publié cinq albums entrés dans la légende, donné 470 concerts et vendu 6 millions de disques, grâce à des morceaux légendaires comme "Un autre monde", "New York avec toi" ou "Cendrillon". Rien que ça ! Mais le 21 avril 1986, le couperet tombe : la formation est dissoute. « L'annonce de votre séparation, ça a été une une vraie déflagration médiatique à l'époque » a rappelé Hugo Clément samedi soir dans l'émission "Quelle époque !" sur France 2, dont Jean-Louis Aubert était l'invité.

"On n'arrivait plus à avancer"

Passant en revue la riche carrière de l'artiste, qui a frôlé la mort en 2020 et subi une lourde opération du coeur, Léa Salamé et ses équipes ont ressorti des archives le moment fatidique où la France a appris la séparation de Téléphone. « Forcément, la fin du groupe est une grosse info. Vous êtes partout dans la presse et l'annonce est carrément faite au journal de 20h » a indiqué le chroniqueur, en diffusant un reportage commenté 40 ans plus tôt par Philippe Manoeuvre. « Depuis quelques jours, la rumeur circulait. C'est désormais officiel. Téléphone n'existe plus » y lance le célèbre journaliste rock. Face caméra, un jeune Jean-Louis Aubert semble abattu par la nouvelle. « On a décidé ça comme ça parce que tout le monde avait envie et surtout, il y avait pas l'enthousiasme et la volonté de faire ce ce nouvel album » argue le rockeur, tandis que Louis Bertignac emploie des mots plus durs : « C'était devenu presque une entreprise. Des fois, j'avais l'impression d'aller à l'usine quand j'allais aux répétitions. C'était pas comme avant ».

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S'il n'est guère friand de la formule (« Je sais pas s'il redirait ça aujourd'hui »), Jean-Louis Aubert est d'accord avec l'analyse donnée par Louis Bertignac en 1986 : « On n'arrivait plus à avancer, à répéter ensemble. Il y avait de la frustration. Ce que ce que ce que je voyais moi, c'est que ça embêtait tout le monde d'aller répéter ». Jean-Louis Aubert est tout aussi d'accord avec ce qu'il disait lui-même dans ce reportage concernant la réaction du public : « Il y a un truc que j'aime pas, c'est que certains fans parlent d'abandon. (...) Je crois que faut bien qu'il se rende compte que c'est pour être positif qu'on fait ça et pas pour être négatif. On ne veut pas ternir ce qu'on a fait ». « Ça c'est vrai » estime-t-il quatre décennies plus tard : « Déjà, j'ai l'impression que quand on est face à une adversité, on est plus uni. Et puis vous savez bien, dans les couples et tout ça, il vaut mieux se séparer avant de se mettre sur la gueule. Avant de ternir une vraie histoire d'amour qui existe ». Et quand Léa Salamé lui demande si la fin du groupe Téléphone l'a affecté, le rockeur répond : « Ça m'a fait plus souffrir dans les années qui ont précédé parce qu'il y avait cette forme de solitude ». Des confessions honnêtes.

Par Yohann RUELLE | Journaliste
Branché en permanence sur ses playlists, il sait aussi bien parler du dernier album de Kim Petras que du set de techno underground berlinois qu'il a regardé hier soir sur TikTok. Sa collection de peluches et figurines témoigne de son amour pour les grandes icônes de la pop culture.
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