Capture d'écran TF1
Jean-Louis Aubert s'apprête à repartir sur les routes pour défendre son dernier album "Pafini", écoulé à 41.000 exemplaires. Avec en point d'orgue un concert à Paris La Défense Arena le 13 décembre prochain pour célébrer ses 50 ans de carrière, au son des tubes "Un autre monde", "Temps à nouveau" ou "La bombe humaine" ! Ce dimanche, le chanteur a fait un détour par le plateau de l'émission "Sept à huit" sur TF1, non pas pour parler musique, mais de sujets plus intimes et personnels. Tout d'abord, le rockeur est revenu sur les problèmes de santé dont il a été victime ces dernières années, et notamment son opération du coeur : « Un de mes copains de classe, qui est devenu un grand médecin généraliste, me disait "J'entends quelque chose. (...) Les poumons ça va, par contre derrière il y a quelque chose. Vous pouvez tomber à tout moment" ». Victime d'une malformation au niveau de l'artère aorte (« Au lieu de faire trois centimètres, elle ne faisait que quelques millimètres »), il est alors opéré pour ce qu'il appelle « la langouste ». Si sa convalescence dure plusieurs mois, l'ancien leader de Téléphone dit s'être retrouvé « sur le fil de la vie » : « L'hôpital, c'est un peu les coulisses de la vie. Tout le monde se retrouve à égalité avec ses peurs et ses souffrances ».
"Le plus beau compliment d'un père à son fils"
Dans la suite de l'entretien, Jean-Louis Aubert évoque sa relation très compliquée avec ses parents, et surtout son père, sous-préfet d'une petite ville de province. « Mon père était très philosophe, très poète et très artiste. Maman était très aventureuse et aimait la sociabilité. Dans les sous-préfectures, j'étais souvent avec le personnel. Ma soeur était comme une maman. On est toujours très très proches avec mes soeurs, très unies » relate-t-il, ému. L'artiste raconte que lorsqu'il était puni, il était enfermé dans un placard. Il a alors eu une idée pour renverser la situation : « J'ai eu peur au départ, j'ai sûrement tapé à la porte. Au bout d'un moment, je me suis dit que j'allais me taire, comme ça ils vont m'oublier et c'est eux qui vont se sentir coupables ». C'est ainsi qu'il se mettait à chanter dans sa tête pour s'occuper et s'apaiser : « J'ai tendance à penser que c'est la racine du fait que je chante. Plus la guitare que mon père avait accrochée au mur ».
À ses débuts musicaux au sein de Téléphone, son père, peu enclin à le voir se destiner à une carrière musicale, l'envoie voir un psy : « Je parle plusieurs heures avec lui. Et [le psy] dit : "Si quelqu'un a un problème, c'est vous monsieur" en désignant mon père. "Votre fils a un désir très construit et ce serait dommage de ne pas le laisser essayer au moins" ». « Le monde m'a pris dans ses bras. C'était assez rebelle, mais il y avait envie de communiquer de cette enfance assez solitaire » poursuit le rockeur de 69 ans. Sur son lit de mort, son père lui avoue enfin qu'il était fier de lui et de sa carrière musicale à succès : « Il m'a pris par la main et m'a dit : "Je crois que tu as fait ce que j'aurais aimé faire". C'est le plus beau compliment qu'un père peut faire à son fils, surtout dans ce genre de situation ». Au bord des larmes, Jean-Louis Aubert conclut : « J'ai envie de pleurer, mais de lui dire merci à lui, qu'on est ensemble, qu'on a fait un petit groupe de rock tous les deux ».