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Un véritable honneur. Françoise Hardy est la seule artiste française à intégrer le classement très controversé des 200 meilleurs chanteurs de tous les temps, établi par Rolling Stone. Interrogée par RTL, la chanteuse de 78 ans se dit « stupéfaite au plus haut point » par cette renommée, elle qui trône à la 162ème place devant Iggy Pop ou Billie Eilish. Mais l'interprète de "Message personnel", déçue de ne pas voir Edith Piaf figurer également dans cette liste, préfère rester modeste : « Cela me touche et me fait plaisir, quand bien même je ne mérite pas tout à fait d'être dans ce classement. (...) Il ne faut pas trop faire attention à ce genre de classements, qui changent beaucoup d'une année sur l'autre. C'est assez incompréhensible mais très flatteur. Je ne résisterai pas à la tentation de m'en vanter ».
"Honnêtement, c'est dur..."
Cet entretien accordé à RTL, et réalisé par mail, est aussi l'occasion pour Françoise Hardy d'en dire plus sur son état de santé, elle qui se bat depuis des années contre un cancer lymphatique puis du pharynx. Et l'artiste l'avoue sans fard, elle ne va « pas bien ». « Les 45 radiothérapies que l'on m'a envoyées de gauche à droite du bas de la tête et les dix autres de haut en bas, ont détruit ce qui permet d'irriguer la bouche, la gorge, le nez, les oreilles, les yeux et le cuir chevelu » détaille l'artiste, avant de conclure : « Je vous laisse imaginer les problèmes incurables que cela pose ». En effet, depuis quelques années, Françoise Hardy multiplie les interviews où elle fait part de son quotidien « cauchemardesque ».
Une épreuve difficile pour elle, mais aussi pour son fils Thomas Dutronc, comme il l'expliquait à notre micro : « Honnêtement, c'est dur. Ce n'est pas drôle, surtout pour elle. Elle a vraiment des tas de problèmes. Ce qui est terrible, c'est qu'elle a un inconfort de vie qui est très fort, épouvantable ». Toutefois, il assurait que sa mère n'était « pas en danger de mort du tout » : « Chaque truc prend des proportions incroyables. (...) Elle a eu une phlébite au genou avec un truc qui a explosé dans le genou, elle n'a pas pu marcher pendant deux mois.... C'est un peu l'enfer ! Elle a des gens pour la toilette... Sa vie n'est pas drôle quoi ! Elle voit mon père deux fois par an ». Ainsi, il aimerait que sa mère, favorable à l'euthanasie, accepte de prendre des antidépresseurs pour aller mieux : « Sa vie est pas cool, mais peut-être qu'elle pourrait aller un peu mieux dans la tête ».