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lundi 15 mai 2023 19:17

Bruce Springsteen en concert à Paris La Défense Arena : le Boss dans une forme olympique !

Par Théau BERTHELOT | Journaliste
Samedi soir, Bruce Springsteen a donné le premier de ses deux concerts à Paris La Défense Arena. S'il n'a rien pu faire face à la piètre acoustique de la salle, le Boss a opéré un impressionnant tour de force, avec un concert de 2h45 très généreux. Nous y étions !
Crédits photo : Abaca
Il ne fallait pas être en retard samedi soir à Paris La Défense Arena. Il est 19 heures pétantes lorsque les membres du E-Street Band font tour à tour leur apparition sur scène. Le dernier à monter les marches ? Un certain Bruce Springsteen, accueilli comme le messie par 40.000 fans prêts à en découdre. « Bonsoir Paris » clame-t-il simplement avant son fameux décompte « One, two, three, four ». "No Surrender", issu de son best-seller "Born in the USA" (1984), lance les hostilités. Et immédiatement un premier constat s'impose : non, le Boss n'arrivera malheureusement pas à surmonter la désormais célèbre acoustique déplorable de Paris La Défense Arena, tout comme son organisation, assez calamiteuse pour une salle aussi récente.

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Un artiste plus généreux que jamais


Mais qu'importe. Pas besoin non plus d'effets pyrotechniques à la Beyoncé (la scène comptant seulement trois écrans géants), puisque c'est la musique qui compte. Et de la musique, il y en aura à foison pendant 2h45. Habitué des concerts marathons, Bruce Springsteen ne déroge pas à sa réputation avec ce show donné samedi soir, en tous points généreux. Le fameux E-Street Band (ils sont 18 sur scène !) offre une prestation de haute volée, que ce soit avec Max Weinberg à la batterie, Jake Clemons au saxophone (neveu de Clarence Clemons, ancien membre du groupe décédé en 2011) ou l'incomparable Steven Van Zandt à la guitare, look à la Pirates des Caraïbes en prime.

Et puis il y a Bruce Springsteen. A 73 ans, le rockeur américain fait preuve d'une insolente vitalité. Même si la voix n'est pas toujours en place, il ne quitte jamais la scène durant près de trois heures, s'amuse avec ses musiciens et surtout harangue longuement les premiers rangs, dont la moyenne d'âge est assez jeune, pour serrer des mains ou donner son harmonica. Les mêmes fans dont les visages aux anges irradient les écrans. Si certains peuvent se dire déçus que la setlist reste assez similaire d'un concert à l'autre et que le show n'avoisine plus les 3h30 comme avant, ces mêmes inconditionnels font un triomphe à des interprétations habitées de "Out in the Street", "Prove It All Night" ou "The Promised Land". Prouvant qu'il n'est pas uniquement spécialiste du rock pour les stades, l'artiste de légende se permet même quelques détours en terres soul, jazz ("Kitty's Back", rare) ou gospel (une reprise des Commodores). Outre la cohésion entre le chanteur et son groupe, ce qui bluffe surtout, ce sont ces 45 premières minutes qui filent à vive allure. Comme à l'époque de Prince, il n'y a aucune pause entre les chansons, simplement séparées par un "one, two, three four", les musiciens suivant tous à la note. Bluffant !



De la puissance et de l'intimité


Les paroles de trois chansons, dont le poignant "Last Man Standing", sont également traduites en français sur les écrans. Trois titres qui ne sont pas choisis au hasard puisque le Boss en profite pour rendre hommage à ses compères musiciens disparus (George Theiss, Clarence Clemons, Danny Federici). Ou comment créer de l'intime dans le gigantisme. Bref, les fans exultent, le grand public suit aussi même s'il aimerait bien entendre les tubes qui ont fait sa renommée dans les années 80. Pas de problème répond Bruce Springsteen, qui réserve au public un rappel d'anthologie... qui n'en n'est pas vraiment un vu que les musiciens ne quittent pas la scène !

Après avoir refait grimper la température sur "Badlands" et "Thunder Road", le Boss lance la machine à tubes pour une fantastique dernière demi-heure, toutes lumières allumées. "Born in the USA", "Born to Run", "Bobby Jean", "Glory Days"... Tous sont repris en choeur par la foule et font lever les gradins. « Vous voulez rentrez chez vous ? » lance-t-il, la réponse forcément négative du public faisant trembler les murs bétonnés de l'ex-U Arena. Et comme si ça ne suffisait pas, "Dancing in the Dark" et "Tenth Avenue Freeze-Out" finissent de convaincre les sceptiques, s'il en restait encore.



Après une telle décharge d'énergie, l'atterrissage se fait en douceur. Une nouvelle fois lumières éteintes, Bruce Springsteen reste seul en scène, guitare acoustique en main, pour entonner le sobre "I'll See You In My Dreams" (Je te reverrai dans mes rêves). Le message est reçu cinq sur cinq par les 40.000 fans qui quittent Paris La Défense Arena les yeux pleins d'images, et pour ceux qui, chanceux, y retournent ce lundi soir. Un impressionnant tour de force prouvant qu'à 73 ans, le Boss n'a pas volé son surnom et sa réputation de bête de scène depuis un demi-siècle.



Setlist du concert de Bruce Springsteen à Paris La Défense Arena


No Surrender
Ghosts
Prove It All Night
Letter to You
The Promised Land
Out in the Street
Candy's Room
Kitty's Back
Nightshift (reprise des Commodores)
Mary's Place
The E Street Shuffle
Johnny 99
Last Man Standing
Backstreets
Because the Night (reprise de Patti Smith)
She's the One
Wrecking Ball
The Rising
Badlands
Thunder Road

Rappel :
Born in the U.S.A.
Born to Run
Bobby Jean
Glory Days
Dancing in the Dark
Tenth Avenue Freeze-Out
I'll See You in My Dreams
Visitez le site internet officiel de Bruce Spingsteen et sa page Facebook officielle.
Ecoutez ou téléchargez la discographie de Bruce Springsteen sur Pure Charts.

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