Crédits photo : Abaca
Célèbre pour son impact considérable dans le monde du rap, Booba s'est aussi lancé dans une mission épineuse ces derniers mois : dénoncer les arnaques des influenceurs - qu'il nomme les « influvoleurs » - via une campagne massive de dénonciation sur les réseaux sociaux. Dans son viseur, l'interprète de "Signé" a notamment ciblé Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events, une agence spécialisée dans les collaborations et placements de produits entre les marques et les stars du digital. Dénonçant un véritable cyberharcèlement, celle que l'on surnomme la "papesse des influenceurs" a déposé plainte à de nombreuses reprises contre Booba, alors qu'elle est elle-même au coeur d'une enquête pour « pratiques commerciales trompeuses ». Placée en garde à vue par la police judiciaire de Nice, Magali Berdah sera jugée le 18 décembre prochain pour des suspicions de « délit de banqueroute » et de « blanchiment ». Elle avait déjà été condamnée en 2019 à un an de prison avec sursis et une interdiction de gérer une société pendant cinq ans pour « abus de faiblesse » et « blanchiment ».
"J'assume mes actes et je suis confiant en la justice"
A la suite des plaintes de Magali Berdah contre Booba, le rappeur de 46 ans a été entendu par un juge et « mis en examen pour harcèlement moral aggravé (...) et placé sous contrôle judiciaire » comme le révèle Le Monde. Celui qui a récemment partagé un clash avec Christine and the Queens a tenu à réagir en personne sur les réseaux sociaux pour donner son point de vue, tout en égratignant Magali Berdah. « Face à ses constantes manipulations médiatiques, ses mensonges et ses larmes de crocodile, je me dois d'éclairer un peu la situation » écrit l'interprète de "A la fin", en commentaire d'un texte : « Toute mon action a été motivée par un seul but : dénoncer les influenceurs. Dénoncer l'injustice, la lâcheté, la culture du vide et de l'arnaque. J'ai ouvert un débat public et j'ai engagé des actions judiciaires ».
Face à ses constantes manipulations médiatiques, ses mensonges et ses larmes de crocodile, je me dois d'éclairer un peu la situation. 🏴☠️ pic.twitter.com/l6jTI63SxG
— Booba (@booba) October 3, 2023
Le rappeur, vivant désormais à Miami, assure qu'« à aucun moment (il n'a) cherché à harceler ou menacer quiconque », avant de confirmer qu'il a bien été entendu par un juge et que « les prétendues menaces de mort (avancées par Magali Berdah, ndlr) ont été écartées ». Pour lui, « prétendre le contraire relève de la manipulation ». Une habitude pour Magali Berdah d'après le rappeur, qui estime que la patronne de Shauna Events le cible « pour cacher ses casseroles et ses multiples condamnations ». Booba rappelle ensuite le passé judiciaire de la femme d'affaires, qui « doit un demi-million d'euros au fisc, deux millions à deux influenceurs » : « On comprend qu'elle soit anxieuse car elle est en train de se faire rattraper par la patrouille ». Malgré le contexte, Booba reste optimiste pour la suite : « Pour ma part, j'assume mes actes et je suis confiant en la justice. La mise en examen n'est qu'une étape du début de l'instruction. J'ai l'intention de me défendre et de me battre sur tous les aspects de la procédure ».