Nicko Guihal
La fin d'une belle aventure. Après quatre années sur les routes, plus de 340 concerts et quelques 2 millions de spectateurs croisés, Zaho de Sagazan dit au revoir à son public. Avant trois derniers concerts au Brésil dès ce samedi soir, où l'une de ses chansons est devenue virale, la sensation a donné son dernier show français, avant une longue pause, dans l'écrin exceptionnel du Grand Palais. Une soirée qui a pris place dans le cadre du double programme "Collector Live", organisé sous la Nef du monument parisien. Avant le duo versaillais Air ce vendredi soir, c'est donc Zaho de Sagazan qui a charmé les milliers de spectateurs présents avec la version symphonique de son album "La symphonie des éclairs", accompagnée d'un orchestre d'une quarantaine de musiciens.
Une nouvelle chanson somptueuse
Durant près de deux heures, dans un spectacle mêlant théâtre, opéra et concerto classique, la chanteuse a utilisé à merveille l'entièreté du lieu, arrivant via un escalier ou chantant "La fontaine de sang" depuis le balcon. Toutefois, le show n'a pas été unanimement salué à cause d'un son très inégal sous la verrière du Grand Palais et surtout une visibilité quasi-nulle pour ceux qui ne se trouvaient pas dans les premiers rangs. Toutefois, à la fin du concert, Zaho de Sagazan a réservé une petite surprise au public en dévoilant un morceau inédit. « Il n'est pas encore fini » a-t-elle lancé, avant de se mettre au piano pour l'interpréter.
S'il ne s'agit là que d'une ébauche, cette chanson se situe dans la suite logique des morceaux aériens de son premier album. Et promet déjà un deuxième opus du même niveau ! « Puis je réalise / Saison après saison / Solitude est méprisée / Amis dans la maison / Mais les autres s'en vont / Et je retrouve le ton d'une vie sans lumière / D'une vie où se perd / Un monstre qui est moi / Après moi qui est né » y chante-t-elle notamment, avec émotion et puissance. Avant d'enchaîner sur sa traditionnelle reprise du titre de Brigitte Fontaine "Ah que la vie est belle", qu'elle a fait durer une dizaine de minutes tant elle ne voulait pas quitter la scène. Du grand Zaho, encore et toujours !