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Un tube planétaire est bien souvent synonyme de polémique. Prenez "Roar" de Katy Perry par exemple. Dès la mise en ligne du morceau, de très nombreux internautes ont repéré une ressemblance frappante entre le hit et le titre "Brave" de la chanteuse Sara Bareilles, publié quelques mois plus tôt. Si cette dernière a préféré défendre la popstar, les critiques n'ont pas faibli pour autant, et se sont même renforcées face à une nouvelle affaire de plagiat, concernant le design de sa lyric video cette fois. Dernièrement, c'est le clip de "Work Bitch", le nouveau single de Britney Spears, qui s'est vu pointé du doigt pour le manque d'originalité de ses tableaux.
Si ces deux controverses ont vite fait le tour de la toile, une autre affaire similaire, plus discrète, se joue en coulisses depuis cet été. On a ainsi appris mi-août l'existence d'un conflit entre Robin Thicke et l'entourage de Marvin Gaye, qui gère les droits de son catalogue depuis son assassinat en 1984. Selon la famille du défunt, "Blurred Lines" ressemblerait d'un peu trop près au titre "Got to Give It Up" de Marvin Gaye, sorti en 1977. Devant les menaces répétées de la famille de l'artiste soul et des membres du groupe Funkadelic, Robin Thicke, Pharrell Williams et Clifford Harris, Jr, le véritable nom de T.I., avaient décidé de saisir la justice pour se laver de tout soupçon et prouver leur bonne foi. « Il n'y a aucune similarité entre la composition des plaintifs et celles détenues par leurs opposants, si ce n'est des éléments musicaux banals. Les plaintifs ont créé un hit et l'ont fait sans copier la composition de qui que ce soit » avait alors déclaré l'avocat du trio.
Écoutez "Got to Give It Up" de Marvin Gaye :
Demeurés silencieux jusque-là, les ayants droit de Marvin Gaye ont finalement décidé de répondre avec force à l'action de Robin Thicke, en déposant officiellement plainte dans un tribunal de Californie. Parmi les preuves avancées, des extraits d'articles de la presse spécialisée notant la curieuse ressemblance entre les oeuvres. Mais selon les documents fournis par The Hollywood Reporter, "Blurred Lines" n'est pas le seul titre concerné. La chanson "Love After War", issue du cinquième album éponyme du chanteur R&B, aurait elle aussi violé les règles de copyright du morceau "After the Dance" de Marvin Gaye. Plus épineux, la plainte vise aussi EMI April, un éditeur travaillant aussi bien avec l'une ou l'autre des parties, que les plaintifs accusent de ne pas avoir défendu le catalogue de l'interprète de "Sexual Healing" et d'avoir ainsi sali son image. Pour le moment, ni Robin Thicke ni EMI April n'ont commenté ce dépôt de plainte.