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Michel Polnareff n'a jamais eu sa langue dans sa poche. Véritable électron libre, l'artiste de 78 ans a érigé la provocation au rang d'art tout au long de sa longue et foisonnante carrière. Le public se souvient sûrement du tollé provoqué par l'affiche de ses concerts à l'Olympia en 1972, sur lequel il exhibait ses fesses nues. A l'époque, le chanteur avait été condamné à payer 60.000 francs d'amende pour attentat à la pudeur... Mais ça ne l'a pas empêché de réitérer cet exploit sur l'affiche de sa nouvelle tournée 2023 ! « C'est un clin d'oeil sympa où tout à coup on rigole de quelque chose qui a pourtant été à l'époque un drame dans ma vie. J'avais finalement été obligé de quitter la France » indique celui que l'on surnomme l'Amiral dans les pages de Ciné Télé Revue. Le "bide" de son dernier album, qu'il avait ironiquement appelé "Enfin !" après 28 ans d'absence ? Il l'attribue à Universal. « La sauce ne peut pas prendre quand le cuisinier, en l'occurrence la maison de disques, n'en a rien à foutre. (...) C'était un assassinat » commente-t-il d'un ton amer.
"En Europe, vous avez été complètement désinformés"
Dans cette même interview, Michel Polnareff donne son avis sur le climat politique aux Etats-Unis, une opinion intéressante à recueillir puisque le chanteur réside depuis des années sous le soleil californien de Palm Springs. Et l'interprète de "Lettre à France" le clame haut et fort, il admire l'ancien président Donald Trump qui a récemment annoncé sa candidature aux élections présidentielles de 2024. Michel Polnareff dit avoir « bien » vécu les bouleversements qu'ont connus les Etats-Unis depuis l'élection de l'homme politique controversé en 2016. « Ce qui me plaît chez lui, c'est que c'est un homme qui a une vision de l'Amérique non pas pour faire sa fortune, puisqu'il l'a déjà faite, mais parce qu'il pense que c'est ce qu'il faut pour son pays » affirme Michel Polnareff.
Quand le journaliste lui fait objecter que Donald Trump, visé par deux procédures de destitution durant son mandat, a « pourtant divisé son pays » avec ses prises de position sur la frontière avec le Mexique ou l'environnement, l'Amiral plaide, pour reprendre l'expression de l'ancien président, la "fake news". « Je sais qu'en Europe, vous avez été complètement désinformés mais l'Amérique était très heureuse avec lui » estime-t-il. Et selon lui, l'arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche a été néfaste pour le peuple américain : « J'ai ressenti des tensions une fois que Trump n'a plus été président ». Un soutien inattendu qui devrait faire couler de l'encre...