Crédits photo : Abaca
La réputation sulfureuse de JoeyStarr continue de le poursuivre. L'ancien membre de NTM fait les gros titres de la presse pour l'ouverture de son procès à Liège, où il est jugé pour « rébellion et outrage sur des policiers ». Le 20 avril 2013 durant la nuit, le rappeur devenu comédien avait été interpellé en Belgique après une altercation avec les portiers d'un café. Menotté et maîtrisé par les forces de l'ordre dépêchées sur les lieux, JoeyStarr avait été emmené au commissariat le plus proche pour y passer la nuit en cellule. C'est là que le récit des deux parties diverge. JoeyStarr affirme avait été roué de coups par les agents venus l'interpeller. « J'ai déjà reçu des coups, mais comme ça, jamais, même de la police française, avait-il expliqué. J'étais menotté, je ne pouvais pas réagir. Mais ils me criaient quand même de ne pas bouger et me frappaient ».
"On peut convenir qu'il a la tête dure"
Seulement, les forces de l'ordre conteste vigoureusement cette version des faits. « Les coups au visage, il se les ait fait tout seul lorsqu'il se frappait la tête contre une vitre en plexiglas au commissariat. Comme on le voit sur les images de surveillance, c'était d'ailleurs d'une extrême violence », clame les policiers. Une vidéo, présentée comme élément à charge par le département de police de Liège, montre en effet le rappeur taper du poing le mur et la porte de sa cellule, selon un journaliste de RTL Info. « On peut convenir qu'il a la tête dure », a plaisanté son avocat lors de la diffusion des images.
Pour se défendre des accusations de JoeyStarr, de son vrai nom Didier Morville, la police avait à l'époque communiqué une partie des images enregistrées lors de cette nuit mouvementée. L'avocat de l'acteur estime que ce procédé a violé les droits de la défense. L'affaire sera examinée en profondeur le 29 avril prochain, date à laquelle le procès a été reporté.