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Invitée à Agadir le week-end dernier, Chimène Badi s'est produite dans le cadre d'un concert pour la tolérance qui sera très bientôt diffusé sur W9. A cette occasion, l'interprète de "J'irai te chercher" a accepté de répondre aux questions de Paris Match, évoquant notamment son dernier album "Au-delà des maux" qui vient de sortir et actuellement défendu par le single "Elle vit", mais aussi la notion de tolérance, au cœur de l'événement.
"La critique, c'est parfois très violent"
Expliquant qu'il est nécessaire d'« accepter la différence des autres », Chimène Badi a présenté son cas personnel en guise d'exemple. « Plus jeune, j'ai trop souffert des intolérants. J'ai eu des profs racistes qui faisaient tout pour me déstabiliser. Je suis intolérante avec les gens qui manquent d’ouverture d'esprit » a-t-elle dit, admettant qu'elle vit aujourd'hui difficilement la manière dont est perçue la religion musulmane en France. « J'entends tellement de chose sur l'islam. Les gens font des amalgames et pourtant, c'est une religion tolérante » a-t-elle lâché, ajoutant par ailleurs qu'elle ne veut pas avoir « avoir honte » de sa religion sous prétexte que « des extrémistes se cachent derrière l'islam pour commettre des actes de barbarie ».
Et si Chimène Badi affirme avoir souffert de l'intolérance dans sa jeunesse, elle explique que son métier d'artiste lui a appris à « faire face » à la critique. « A partir du moment où l’on devient un personnage public, nous sommes confrontés aux critiques. Mais j'avoue que c'est parfois très violent. J'en ai pris plein la tête car j'étais différente » a-t-elle conclu. Son sixième opus "Au-delà des maux" puise justement son inspiration dans les épreuves auxquelles l'artiste a été confrontée. Plus personnelles que les précédentes, intimes même, ses nouvelles chansons évoquent tantôt ses origines, des ruptures amoureuses et notamment son poids qu'il l'a beaucoup dérangée à ses débuts.