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Nous y étions
lundi 23 mai 2022 14:07

Indochine fête ses 40 ans au Stade de France avec un concert spectaculaire et nostalgique

Samedi soir, Indochine a enfin débuté son "Central Tour" devant 97.000 fans au Stade de France. Pour célébrer dignement ses 40 ans de carrière, le groupe a proposé un show visuellement bluffant, une setlist remplie de tubes et de surprises... et même quelques invités en cadeau. Nous y étions, on vous raconte !
Crédits photo : Laura Gilli
C'est peu dire qu'ils attendaient ça depuis longtemps. Deux ans précisément entre l'annonce de la tournée et son report d'un an en raison de la crise sanitaire. Samedi soir au Stade de France, Indochine a enfin débuté son "Central Tour", une tournée pour célébrer ses 40 ans de carrière (désormais 41). Et, à son habitude, le groupe n'a pas fait les choses à moitié avec une immense scène centrale de 850 m2 surmontée d'un écran vidéo de 2500 m2, 10 tonnes de lumières et 30 tonnes de son, dans la veine de celle utilisée par U2 sur son "360° Tour" en 2009. Et avant même sa montée sur scène, Indochine a battu un record absolu : celui de la plus grosse affluence de tous les temps au Stade de France avec plus de 97.000 spectateurs. Là encore, Nicola Sirkis fait plus fort que la bande à Bono. Une énorme foule face à laquelle Coach Party, super groupe de rock anglais choisi pour assurer la première partie, n'en revenait pas, le quatuor britannique ayant l'habitude de se produire dans des salles de quelques centaines de places.

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Une somptueuse scénographie


20h50 pétantes, c'est Indochine qui fait son entrée en scène. Ou plutôt l'immense écran cylindrique qui s'illumine pour diffuser une vidéo retraçant 40 ans d'histoire, de l'élection de François Mitterrand à celle d'Emmanuel Macron (copieusement hué) en passant par les divers drames, attentats ou séismes qui ont touché le monde ces quatre dernières décennies, avant de finir sur l'image du drapeau ukrainien. Comme en 2014 au même endroit, Nicola Sirkis, Oli de Sat, Boris Jardel, Marc Eliard et Ludwig Dahlberg fendent la foule pour rejoindre l'immense scène centrale et débutent tambour battant, et en toute logique, sur "Nos célébrations". Quoi de mieux pour débuter à la fois ces festivités mais aussi ces retrouvailles avec le public ? Et c'est donc parti pour un show énergique de 2h45 qui ne va laisser personne indifférent. C'est d'ailleurs la première partie du concert qui reste la meilleure : le groupe y enchaîne les titres incontournables sans temps mort comme "Station 13", "Marilyn", "Miss Paramount" mais surtout "Canary Bay" et "Les Tzars", joués pour la première fois en entier, et non intégrés dans des medleys, depuis 2000 !



Le groupe offre aussi de belles surprises à l'instar du trop oublié morceau-titre "Paradize", ainsi que l'inattendu "7000 danses", véritable pépite qui remonte à 1987. Un véritable cadeau même si le public en fosse a beaucoup de mal à se mettre dans l'ambiance. Peut-être est-ce dû au fait que Nicola Sirkis n'est venu que très rarement de notre côté ? Ou la faute au son, qui manque d'ampleur et n'a pas permis de faire plus décoller le public ? Pourtant, Indochine a mis les bouchées doubles avec de superbes animations visuelles habillant chaque chanson, comme ce faux journal télévisé de 2033 présenté par Laurent Delahousse en introduction des "Tzars". Si le groupe démarre fort avec ses nombreux tubes, il réussit aussi à faire oublier l'immensité du stade en interprétant "Le baiser" ou encore "Tes yeux noirs", accompagné de l'habituelle visite aux premiers rangs.

"A nos célébrations..."


Après un milieu de set un peu moins saisissant en terme d'ambiance, le show repart de plus belle lorsqu'Indochine invite Christine and the Queens pour "3SEX". Déchaînée, la chanteuse danse et saute dans tous les sens pour le plus grand plaisir du public. La machine à rattraper le temps est donc relancée. "Alice & June" et "Trois nuits par semaine" viennent convaincre les derniers sceptiques avant que le groupe ne lance son habituel medley, cette fois-ci nommé "Central Club". Mais a contrario des précédentes tournées, celui-ci se compose quasi-uniquement de titres plus méconnus comme "Kissing My Song" ou "Drugstar", ressortis de "Wax" (1996) ou "Stef II". Attendu aussi, "Dizzidence Politik", le tout premier single d'Indochine, voit l'arrivée sur scène de Lou, fille de Stéphane Sirkis, ainsi que l'ancien membre Dimitri Bodianski, qui a eu le droit à son solo de saxo.




La fin du concert d'Indochine ressemble à celle du "13 Tour" que nous avions pu voir au Stade Pierre Mauroy de Lille. Comme dans le Nord, la Garde Républicaine a fait son retour pour de superbes versions de "J'ai demandé à la lune", "La vie est belle" et "Atomic Sky". Présenté via des messages de personnes victimes de harcèlement scolaire, "College Boy" suit, avec la présence du contre-ténor Philippe Jaroussky, avant que l'inusable "L'aventurier" ne transforme pour la dernière fois le Stade de France en fête géante. Pour finir, Indochine mise sur "Karma Girls" - pas forcément celle qu'on attendait le plus - et un superbe feu d'artifice, laissant les 97.000 fans sur un bouquet final des plus colorés. C'est peu dire qu'Indochine a amplement réussi ses célébrations. Avec une scène centrale imposante, de superbes animations vidéos et une setlist judicieusement dosée entre tubes et raretés, la bande a trouvé le bon équilibre avec ce concert aussi intime que blockbuster, n'étant jamais avare en surprise et en générosité envers son « putain de public ». Rendez-vous en 2033 comme l'indique Nicola Sirkis sur l'écran cylindrique ? Rendez-vous plutôt les semaines prochaines pour la suite des festivités à Bordeaux, Marseille, Lyon et Lille !

Crédits photo : Laura Gilli

Setlist du concert d'Indochine au Stade de France


Nos célébrations
Station 13
Marilyn
Miss Paramount
Canary Bay
Punishment Park
Les tzars
Paradize
Le baiser
Tes yeux noirs
7000 danses
La chevauchée des champs de blé
À l'assaut (Des ombres sur l'O)
3SEX (avec Christine and the Queens)
Alice & June
Un été français
Trois nuits par semaine
Central Club (Des fleurs pour Salinger / Kissing my song / Stef II / Drugstar)
Dizzidence politik (avec Dimitri Bodianski et avec Lou Sirkis)
Nos célébrations (Reprise)

Rappel :
J'ai demandé à la lune (avec la Garde Républicaine)
La vie est belle (avec la Garde Républicaine)
Atomic Sky (avec la Garde Républicaine)
College Boy (avec Philippe Jaroussky)

Rappel 2:
L'aventurier
Karma Girls
Théau BERTHELOT
Plus d'infos sur le site internet officiel d'Indochine et leur page Facebook.
Écoutez et/ou téléchargez le dernier album d'Indochine sur Pure Charts.
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