Bestimage
Une histoire gravée dans le temps. L'année 2026 débute par un drame personnel pour Pierre Perret : la disparition de sa femme Simone Mazaltarim, surnommée "Rebecca". Depuis 1957 et « une engueulade » dans les locaux de la maison de disques Barclay, où elle exerçait la fonction de secrétaire, à propos d'un remboursement de billet d'avion, l'artiste formait un couple solide avec la mère de ses trois enfants. Leur mariage aura duré 63 ans, jusqu'à cette nuit du 4 janvier où celle qui était devenue son agent et son pilier est partie. Une triste nouvelle annoncée par un ami proche, Jean-Marc Dermesropian, à laquelle Pierre Perret n'avait pas réagi jusqu'ici.
L'interprète de "Lily" est en effet resté silencieux durant plusieurs jours pour encaisser le choc de cette disparition. Toutefois, les nombreux témoignages de sympathie qu'il a reçus l'ont poussé à prendre la parole sur son compte Facebook, afin d'honorer, dans un tendre message, la mémoire de son épouse. « Mes loulous, mes amis, Rebecca m'a quitté. Rebecca nous a quittés. C'est la première fois après sept décennies de joies, de galères, d'amour » écrit-il en légende d'une photographie d'archive prise au bord des falaises, où transparaît leur évidente complicité.
"Non ma femme, personne jamais ne t'oubliera"
Pierre Perret le reconnaît lui-même : sa femme avait du caractère ! « D'aucuns ne la trouvaient pas commode... et elle ne l'était pas effectivement lorsqu'on s'en prenait à son mari. "Faire du Rebecca" en cette langue argotique qui m'a toujours été familière, signifie faire un souk, renverser la table… en un mot "foutre le bordel" ! Et, elle l'a foutu souvent pour tous ceux qui s'en prenaient à moi, à nous ! Avec la même force qu'elle déployait d'ailleurs à défendre ceux qu'elle aimait » s'amuse-t-il à rappeler.
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Pour Pierre Perret, Rebecca était une femme droite dans ses bottes qui se battait pour ses convictions, et se fichait pas mal de ce qu'on pouvait penser d'elle. « Elle n'aimait pas, disait-elle, les "cons obstinés". Ce pléonasme réjouissant ne résumait-il pas à lui seul la récurrente aversion qu'elle avait eue toute sa vie pour tous les racistes, les antisémites, les cogneurs de femmes et autres machos décérébrés que son mari avait combattus toute sa vie ? » se demande le célèbre chanteur populaire, qui ne s'est jamais départi, durant sa carrière, de sa poésie et de sa légèreté. « C'est pourquoi, nul n'oubliera jamais sa lucidité si terrible, ses moqueries, ni cet immense amour qu'elle diffusait autour d'elle » poursuit-il, avant de s'adresser directement à celle qui partagea sa vie entière : « Non ma femme, non ma Simone, ma Rebecca, personne jamais ne t'oubliera. Eh oui, nous t'aimerons toujours ». Des adieux émouvants.