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dimanche 14 mai 2023 12:15

Etienne Daho en interview : "Être dans l'incertitude, ça me rassure"

Par Théau BERTHELOT | Journaliste
Après six ans d'absence discographique, Etienne Daho revient dans les bacs avec "Tirer la nuit sur les étoiles". La légende de la pop française se confie à Purecharts sur les défis de ce nouvel album, l'importance des collaborations et de la transmission. Interview !
Crédits photo : Pierre-Ange Carlotti
Propos recueillis par Théau Berthelot.

Ce nouvel album "Tirer la nuit sur les étoiles" arrive six ans après "Blitz". Vous aimez laisser passer à chaque fois six-sept ans entre chaque album...
J'ai pas mal de choses entre chaque album. Par exemple, entre "Blitz" et celui-ci il y a eu deux tournées, pour "Blitz" et "Eden", qui ont été assez longues. Ensuite, j'ai fait l'album pour Jane Birkin. Faire un album pour une artiste qui n'est pas vous, ça prend autant de temps, c'est autant d'attention, d'amour et de travail. Finalement, tout ça va vite et quand j'ai fini l'album de Jane, j'ai commencé à bosser sur ce disque qui a mis deux ans à être fait, entre l'écriture, l'enregistrement, le mix... J'ai hâte que ça sorte, c'est trop long ! (Sourire)

« Le fond de ma nature ce n'est pas de me montrer »
Dans une interview sur France Inter, vous affirmez que "L'enjeu n'est pas d'être aimé, mais d'être compris" : c'est-à-dire ?
Quand on est jeune homme et qu'on arrive, on a envie d'être aimé, d'une certaine façon. Tout le monde veut être aimé de toute façon. Mais faire de la musique ou être artiste, écrire ces chansons et avoir ce drôle de métier, à la base c'est pour communiquer. Soit parce qu'on ne sait pas communiquer dans sa vie avec les autres, ça permet de communiquer grâce à la musique et de compenser certaines choses. Par exemple, le fond de la nature ce n'est pas de me montrer, et pourtant j'ai parcouru quasiment toutes les scènes du monde... Il y a un truc assez incompréhensible entre le fond de sa nature et le métier qu'on choisit. Il y a comme une réponse à cette chose-là.

Surtout que c'est un métier d'exposition !
Et un métier où il faut dire des choses ! De passer son temps à dire qui on est, à dire l'intime, et à expliquer l'inexplicable.

Par rapport à cette phrase, a-t-on encore quelque chose à prouver après 40 ans de carrière ?
Rien n'est jamais acquis ! Chaque album est une manière de remettre tout à zéro. Chaque album c'est une nouvelle aventure, on peut se faire ramasser... Ça me rassure plutôt. J'ai l'impression que je suis toujours l'étudiant rennais qui arrive à Paris. Et tout est à faire ! Mais ça me rassure car j'aime bien cette incertitude finalement, c'est un aiguillon. Le jour où je me dis que c'est tranquille, ça veut dire qu'il faut que j'arrête, que ça n'a plus de sens.

Qu'est-ce qu'il vous reste à vous prouver ?
A me prouver, pas mal de choses (sourire). A prouver à l'extérieur, je ne pense pas... Si j'arrive à faire de bonnes chansons et de bons disques, c'est déjà le maximum !

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« Rien n'est jamais acquis. Chaque album est une nouvelle aventure »
L'album a été en grande partie écrit à Saint-Malo...
L'enregistrement s'est passé à Paris et Londres, à Motorbass, aux Studios de la Seine puis à Abbey Road. On a fait les pianos, les orchestres dans cet endroit merveilleux qu'est Abbey Road. Et puis j'ai travaillé aussi avec le groupe Unloved, qui vient de Los Angeles. Ils sont venus me voir il y a cinq ans un Noël et ils sont restés à Saint-Malo. Ça a permis, comme ce sont des gens dont je suis hyper fan, de pouvoir travailler avec eux, vu qu'ils possèdent un studio là-bas. On a fait trois titres dont le premier single "Boyfriend", dont je viens de recevoir le t-shirt qui est très mignon (il nous montre le t-shirt) ! J'ai enregistré un bout à Saint-Malo mais j'ai surtout écrit là-bas : j'ai besoin de m'extraire de Paris pour trouver un endroit où il n'y a pas la femme de ménage qui vient à 14 heures, la facture qui arrive...

En quoi cette ville a été décisive dans l'album ?
Les éléments sont importants dans ce disque. Tout ce qui est puissant... La nature reprend un peu ses droits et c'est très inspirant. On est confronté à quelque chose de très puissant et d'impressionnant parfois, avec les marées absolument incroyables. C'est un endroit très formateur.

« Pour écrire, j'ai besoin de m'extraire de Paris »
Vous avez toujours apporté un soin à vos pochettes. Parlez-nous de celle-ci !
C'est comme une vitrine, une affiche de film. J'avais envie d'avoir une pochette qui soit comme une mise en scène. J'avais déjà une image de cette pochette avant d'avoir quoi que ce soit d'écrit, et c'est un cadre. J'avais envie qu'on voit de la pelouse comme dans un stade, d'avoir un vêtement brillant un peu glam. On a shooté dans le Vélodrome Jacques-Anquetil par un froid de dingue. On a shooté de 14h à 21h, il faisait un froid, tu peux pas savoir, et moi j'étais en petite chemisette avec mon petit costume... J'avais envie d'avoir comme une surprise, quelque chose qui n'est pas posé. J'ai passé du temps à trouver le bon photographe. Il y en a plein de merveilleux, mais quand j'ai vu les photos de Pierre-Ange Carlotti, je me suis dit "c'est lui !". Parce qu'il est complètement dans ce style. Quand on a fait le shooting, à un moment il m'a appelé, je me suis retourné et hop c'était ça la photo (sourire).

Et les quatre personnes dans la voiture ?
C'était comme une scène de film, on ne sait pas ce qui se passe. Peut-être qu'on va tous tirer la nuit sur les étoiles. Et avec ce réverbère qui fait très ovniesque, il y a un climat qui est très étrange.

« Cette pochette est comme une scène de film »
Vu l'importance que vous mettez dans chacune de vos pochettes, il y en a une que vous préférez plus dans votre carrière ?
Je ne sais pas... J'en ai plein qui sont très réussies et c'étaient des rencontres avec des photographes incroyables ou des graphistes. De Guy Peellaert à Nick Knight, en passant par Inez van Lamsweerde et Vinoodh Matadin, Richard Dumas, Pierre et Gilles... J'ai eu vraiment cette chance. Et puis aussi la pochette de "Blitz" qui était vraiment super belle, qui était aussi comme une affiche de film. Ça permet aussi de faire des rencontres avec des artistes, de faire une image qui essaie de représenter ce qu'il y a dans le disque, ou en tous cas un climat.

En parlant de ce côté affiche de film, l'album a justement un côté très cinématographique, avec un mélange entre des chansons à l'ambiance pop symphonique et 60's...
Il y a plein de mélanges, il y a beaucoup d'intervenants. Il y a des gens de l'électro comme Moïse Turizer ou Global Network, Yan Wagner, les Unloved, Jean-Louis Piérot avec qui j'ai produit l'album, Fabien Waltman... Il y a plein d'intervenants vocaux aussi : Vanessa Paradis, Lou Lesage, Doriand, Calypso Valois... Il y a vraiment beaucoup de gens. Le truc a été de couper dans toutes les versions de chaque chanson qu'on avait : il y a un bout qui était l'intro de Yan Wagner, après le milieu c'est un bout avec Moïse Turizer... Le but était vraiment de faire plein de versions de ces chansons, de les tronçonner pour en faire une version qui semble une version unique.

Finalement, c'est peut-être l'un des albums le plus collaboratif de votre carrière !
Sur "Eden" il y avait encore plus de monde. Mais oui, c'est l'un des albums où il y a le plus de monde qui vient faire la fête avec nous... Ah, Italoconnection aussi j'ai oublié ! Sur "Virus X" et "Les petits criminels".

« Les programmateurs étaient assez rétifs à passer "Virus X" »
Justement ,"Virus X" était sorti pas mal de temps avant l'album. Le morceau était déjà prévu pour faire partie de l'album ou il s'est intégré après ?
C'était un petit apéritif. C'était un single à part, et il n'est pas du tout passé parce qu'il est arrivé en fin de Covid et que les gens n'avaient plus du tout envie de parler de ça. En tous cas, les programmateurs étaient assez rétifs à le passer. Mais moi je trouvais que ça allait bien. On était un peu passé à côté et j'avais envie de le remettre dans l'album pour qu'il ait une deuxième existence. Et on a rebossé dessus : on a rajouté de la batterie et de la basse.



L'album s'ouvre sur un duo avec Vanessa Paradis. Que représente-t-elle pour vous ?
C'est quelqu'un que j'aime beaucoup, on se connaît depuis nos débuts. Elle est arrivée après moi mais je la connais depuis ses débuts. J'ai vraiment beaucoup d'affection pour elle, personnellement, j'admire son parcours, j'adore sa voix, la personne qu'elle est... Et puis elle est très généreuse, elle donne beaucoup. Elle m'a dit oui, comme dans la chanson, tout de suite sans même avoir écouté la chanson ! Ce qui est quand même incroyable. En général, si on propose quelque chose à quelqu'un, même dans mon cas, je demande toujours si je peux écouter un bout... Là, elle m'a dit oui en toute confiance, c'est beau !

« J'ai beaucoup d'affection pour Vanessa Paradis, j'admire son parcours »
Il y a des chansons assez sociales sur l'album comme "Le chant des idoles" qui parle de la guerre en Ukraine ou "Respire" sur l'après-Covid...
Ce sont des chansons qui ont été contaminées par la période. Un album, c'est deux ans voire plus de ce qu'on traverse collectivement. Ce qui a été assez génial dans cette pandémie, c'est d'être tous ensemble dans cette chose-là, c'est fou de se dire qu'on a tous vécu la même chose. C'est ce qui donne cette sensation d'unité je trouve.

C'est finalement assez rare de vous entendre sur des thématiques sociales ?
Non... Sauf qu'on l'entend pas (sourire). Quand j'ai fait une interview, un journaliste m'a posé une question sur "Le chant des idoles" en me demandant "Vous êtes fâchés avec vos fans ?". J'ai dit "Non, pas du tout", donc j'ai dû lui expliquer... (Rires) Chacun a son interprétation. L'auditeur est maître et l'auditeur a raison, pour moi. En général, je n'essaie jamais d'expliquer sauf quand je sens que les gens partent dans un délire qui n'est pas du tout la chanson. Des fois, je me sens obligé de donner des infos mais globalement non. Par exemple, sur "Blitz", "Les baisers rouges" c'est sur tous ces jeunes gens qui traversent la Méditerranée et qui se noient. Sur l'album d'avant, "Un nouveau printemps" c'est pareil... Il y a des choses qui me traversent. Je vis avec tout le monde, je ne suis pas dans une espèce de monde merveilleux où il ne se passe rien !

Et le thème principal de l'album reste l'amour, qu'on retrouve dans beaucoup de chansons.
L'amour global, tout ce qui peut être l'amour. La relation à deux, bien sûr, mais pas que, sinon ce serait trop ennuyeux. L'amour amitié, les passions charnelles, les passions platoniques...

Et ça va de l'amour du plus positif au plus négatif. Par exemple, le morceau "Les petits criminels" se termine sur « J't'ai brûlé la cervelle, ». C'est une fin plutôt violente !
Là c'est plutôt assez drôle, c'est une chanson assez humoristique. Moi ça m'amuse toujours, et j'espère qu'on ne le prend pas au premier degré, mais sur cette fin, j'ai appuyé en demandant aux cuivres de rajouter un accord de cuivres hyper dramatique. Mais bon, "brûler la cervelle", c'est parce que je voulais que ça rime avec "mon costume trois-pièces de flanelle" (rires).




« J'essaie de ne jamais expliquer mes chansons »
Ces chansons qui parlent d'amour sous toutes ses formes semblent former un tout. Comme s'il y avait une histoire.
Il semble y avoir une logique, c'est vrai. Il y a une logique dans un illogisme, d'une certaine manière. C'est aussi lié à l'ordre des chansons, car elles ont toutes un style différent. Il n'y a pas un seul style qui est développé sur tout l'album, ça va vraiment dans tous les sens. Et c'est l'essence même de la pop : c'est plein de choses ! L'idée est de prendre l'auditeur par la main sur le premier titre et l'amener jusqu'au bout avec le dernier. Et en essayant d'avoir des volte-face sur les tempos et les émotions que ça provoque.

Justement, l'album alterne entre ballades et titres plus "uptempo". Des hauts et des bas un peu comme dans une relation amoureuse, finalement.
On peut... Si vous le pensez comme ça, c'est que vous avez raison ! (Rires)

Le dernier morceau est "Roman inachevé" : ça veut dire qu'il y a quand même un espoir ?
Ah mais c'est un album qui est très passionné, très exalté. Et dans l'exaltation, quand on est exalté, on passe par tous les stades. C'est ça l'amour passion, c'est pas un truc plan-plan. Donc la fin est une question ouverte, pour le prochain album peut-être... Il y a toujours de l'espoir !

« Je ne vis pas dans un monde merveilleux où il ne se passe rien »
J'ai l'impression que les chansons "négatives" sont dues à un manque de communication...
C'est le grand problème du siècle ! Ce sont les gens qui se fâchent à cause d'un SMS mal compris, d'un émoticône qui n'est pas le bon... Il faut se parler ! Je dis ça en ayant connu plein de formes de communications. Les lettres, par exemple, avec envoyer une lettre et attendre le retour. Et c'est pas mal car le temps est très important. L'attente est la moitié du plaisir, comme on dit. Pour beaucoup de gens, dans toutes les relations qu'elles soient amoureuses ou non, il y a beaucoup d'incompréhension. On pense envoyer des signaux clairs en pensant que l'autre est dans sa tête. Mais pas du tout ! L'autre, c'est l'autre. Déjà quand on réalise ça et qu'on l'a intégré, ça permet de s'exprimer beaucoup plus clairement avec les autres.

J'ai aussi l'impression que votre voix plus mise en avant sur ce disque que sur "Blitz" !
Oui ! L'inspiration de "Blitz", c'était Syd Barrett et Unloved, qui mettent dans leur production beaucoup de reverb', de voix doublées. L'idée, la production et le climat de "Blitz", c'était vraiment ça. Cet album-là est plus dans la confidence, plus direct, donc ça méritait que la voix soit plus là. J'ai lutté, ce qui est assez rare, pour monter le niveau des voix pendant tout l'album. On me disait qu'il y en avait beaucoup trop et moi je disais "non". Je voulais du confort, pas qu'on cherche une syllabe ou qu'on se demande "Qu'est-ce qu'il dit ?". Et les voix ont été pour la plupart faites en maquette. Certaines ont été faites chez moi avec un son qu'il a fallu retravailler. Quand on finit un texte, on a envie de savoir comment ça marche, comment ça fonctionne, et on enregistre tout de suite. J'ai fait ces voix-là, sans réfléchir, comme ça en toute tranquillité. Car quand c'est du définitif, ça devient tout de suite l'angoisse. Normalement, j'avais une semaine de voix pour chanter. J'ai fait le premier jour avec Vanessa, et le lendemain j'ai eu la grippe et je n'arrivais plus du tout à chanter. Ce qui fait que j'ai dû garder toutes les voix témoins, en faisant peut-être un bout de syllabe, car je ne pouvais pas les refaire.

Comment avez-vous travaillé votre voix, sachant qu'il y a pas mal de chansons avec des enchaînements de notes périlleuses ?
Surtout "Boyfriend" et "Comme deux aimants", car ce sont des compositions de Jade Vincent et elle a des notes assez étranges. Je n'arrivais pas à comprendre la dernière note de chaque refrain sur les deux titres. En fait, c'est une note entre deux notes qui n'a de justification que parce qu'il y a plein de choeurs et plein d'harmonies vocales. Et ces harmonies font qu'avec cette note, il y a un truc très plein. Mais en solo, j'avais du mal à la trouver car il n'y a rien dans l'harmonie qui amène à cette note. J'ai beaucoup tourné autour...



Vous avez toujours eu le goût de découvrir et mettre en avant de nouveaux artistes. C'est toujours quelque chose de primordial à vos yeux ?
Oui parce qu'une des qualités d'un artiste, c'est de passer et de partager. Comme on disait tout à l'heure, quand on est ados et qu'on ne sait pas exprimer les choses, on le fait par les chansons. Alors on fait des playlists, ou des cassettes à mon époque, pour partager ce qu'on aime avec des amis et dire à certaines personnes des choses qu'on n'oserait jamais leur dire en face à face. Mais oui, c'est important de passer, de parler des choses qu'on aime. J'ai toujours été comme ça : dès qu'il y a quelque chose que j'aime, j'ai envie de prendre un clairon et de dire à tout le monde à quel point c'est bien !

« Une des qualités d'un artiste, c'est de passer et de partager »
Il y a là l'idée de la transmission à travers les duos que vous faites sur chaque album ?
Oui ! Et pas que la transmission, car il y a aussi le partage artistique. C'est la joie de travailler et de faire de la musique avec des gens qu'on apprécie. J'adore les Unloved, ça fait vraiment partie de ce que j'ai adoré ces cinq dernières années.

Vous avez récemment annoncé une grande tournée des Zénith, une première depuis près de 20 ans. Pourquoi maintenant ?
Il me semble que c'est le bon disque pour ça... Et j'ai un producteur qui a pilonné en me disant "Maintenant ça suffit l'Olympia, faut faire autre chose". Et je me suis laissé convaincre. Cette énergie qu'on trouve dans les festivals, elle est forte. Parce que quand je joue dans des festivals, il y a beaucoup plus de monde que dans ces endroits-là. Je me suis dit que c'était un challenge qu'il fallait se mettre. Et c'est très excitant, je ne pense plus qu'à ça maintenant. (Sourire)

Vous allez notamment jouer pour la toute première fois de votre carrière à Bercy. C'est étonnant que ça n'arrive que maintenant, après 40 ans de carrière !
Oui parce que je ne voulais faire que l'Olympia ou Pleyel... Niveau salle, j'ai fait des grosses grosses salles il y a longtemps, les patinoires, Lyon etc. Et d'un autre côté, quand on reste à l'Olympia huit soirs, c'est le même nombre de gens (sourire).

Qu'est-ce qui va se passer durant ces concerts ?
Je suis en train de bosser. Comme je prépare la sortie du disque et que je suis en promo tout le temps, je n'ai pas trois secondes pour y penser. Jusqu'à la sortie du disque je vais au bout de ça, et après je ne fais plus que penser à la scène. J'ai commencé un peu à travailler sur la scéno, les lumières, le choix des chansons. C'est un peu difficile, au bout d'autant d'années, de faire la setlist parfaite car il y aura toujours des déçus qu'il n'y ait pas telle ou telle chanson.

Depuis 10 ans, beaucoup d'artistes vous citent en modèle. Vous voyez un nouveau "Daho" dans la nouvelle génération ?
Je n'y ai pas trop pensé, mais il y en a plein que j'aime beaucoup comme Malik Djoudi ou Flavien Berger. Il y en a plein que je trouve super, ils sont vraiment décomplexés car ils ont un outil qui est Internet, et on peut télécharger la discographie complète d'Iggy Pop, mais aussi de Marvin Gaye, Hot Chip, les Pet Shop Boys... Tout ce qu'on veut ! On peut avoir à disposition plein de choses très différentes et ça enlève toute forme de culpabilisation qu'on pouvait avoir dans ma génération. Par exemple, si je disais que j'aimais les Beach Boys, les gens étaient effarés. Il fallait aimer que du rock ou de la variété, il n'y avait absolument pas le choix, c'était hyper fermé. Et d'ailleurs, les gens de ma génération, pour eux c'est toujours pareil, si ce n'est pas du rock c'est de la merde en gros ! C'est pas du tout mon cas, j'ai toujours aimé plein de trucs différents, je suis très éclectique et j'aime être touché et traversé par quelque chose que je trouve beau.
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