Bestimage
Dalida a marqué plusieurs générations avec ses titres légendaires comme "Bambino", "Gigi l'amoroso", "Histoire d'un amour", "Mourir sur scène", "Il venait d'avoir 18 ans", "Paroles, Paroles", ou "Monday Tuesday... Laissez-moi danser". Disparue le 3 mai 1987, il y a donc 38 ans déjà, la chanteuse n'a jamais été oubliée par le public, qui lui témoigne d'ailleurs son affection en se rendant à Montmartre chaque jour pour admirer son ancienne demeure ou se recueillir devant sa tombe. Mais c'est son buste en bronze, disposé rue de l'Abreuvoir sur la colline Montmartre, qui est aujourd'hui au coeur d'une vive polémique. La raison ? Le fait que les passants lui touchent la poitrine par superstition. Une attraction touristique qui ne passe pas auprès de plusieurs élus écologistes.
"C'est ridicule"
Ils dénoncent des « mises en scène d'actes mimant une agression sexuelle (qui) participent à la culture d'impunité » et demandent la mise en place d'un socle plus élevé, de barrières de protection et même d'un panneau pédagogique afin de sensibiliser le public. Une proposition qui fait débat et qui a même fait réagir Orlando, le frère de Dalida. « Je voudrais dire qu'il faut arrêter le ridicule, même si ça ne tue pas » déclare le professionnel au micro de RTL, ne souhaitant cependant pas mettre d'huile sur le feu : « Je ne suis en guerre envers personne, je ne suis pas en colère. Je n'ai pas de bras de fer à assumer. Je regarde ça avec un certain recul ». Mais la situation est pour lui tout bonnement « ridicule » : « D'abord, il faudrait qu'ils me demandent mon avis, en tant que légataire universel de Dalida, j'ai mon mot à dire ».
« C'est moi qui ai offert cette statue, j'en ai fait cadeau à Montmarte et à la ville de Paris. Ils n'ont pas eu la délicatesse de me demander. (...) C'est leur avis, ce n'est pas le mien » peste Orlando, qui ne serait cependant pas contre un aménagement du buste : « Peut-être, et je dis bien peut-être, que si la stèle serait un peu plus haute, ça inciterait moins les gens à toucher ses seins. Mais enfin elle existe comme ça ! Si les gens ont envie de rêver et s'ils sont persuadés que ça porte bonheur, pourquoi vous voulez qu'on les empêche d'être heureux ? ». Pour lui, « à force d'interdire tout, on finit par interdire rien ». Et de s'étonner de cette emballement médiatique et politique aujourd'hui : « Ça fait bientôt 28 ans qu'elle est là, personne ne s'en est plaint ».