Il y a différents types de râteaux selon Bénabar. « Y a le râteau héroïque qui se ramasse en public », ou bien encore « le râteau qui se la pète quand la fille est une vedette » et aussi « le râteau du romantique qui le rumine en musique ». Ce sont tous ces râteaux que Bénabar a mis en musique pour en faire l'un des titres de son nouvel album "Les bénéfices du doute", sorti au mois de décembre et déjà écoulé à plus de 120.000 unités. Joli succès pour le chanteur qui n'a pas sa langue dans sa poche, fier de ne pas chercher à tout prix à rester "Politiquement correct", quitte à dire « J't'emmerdre » si nécessaire.
Le ton de ce sixième opus est donné, les détracteurs n'ont qu'à bien se tenir. A travers treize nouveaux titres et avec une écriture moins poétique et plus directe, Bénabar chante l'alcoolisme, qu'il réduit à une bouteille vide : « Après de près, quand on se réveille / On voit que ce n'est qu'une bouteille… vide » ("Après de près"). La chanson "Différents" se veut différente : l'artiste fait remarquer à juste titre que les dictateurs et les tortionnaires ressemblent malheureusement à tout un chacun. Alors que beaucoup disent qu'Hitler n'a rien d'humain, Bénabar fait le triste constat du contraire : les méchants ne ressemblent pas aux monstres des contes pour enfants. Enfin, "L'agneau" ne laissera personne sur sa faim ! Bénabar revisite l'expression "suivre comme un mouton de Panurge" dans cette chanson entraînante. Voilà pour le meilleur... qui côtoie le moins bon sur ce disque.
Quoi qu'il en soit, Bénabar interprétera toutes ces chansons dans le cadre d'une tournée française qui démarrera le 16 février par un passage à Reims. L'artiste se produira sur scène jusqu'au 3 août. Trois dates au Zénith de Paris sont programmées du 22 au 24 mars.