"Une trahison" : Bénabar s'en prend à ces deux médias qui le boycottent
En pleine promotion de son nouvel album, Bénabar vise France Inter et Télérama, des médias élitistes qui ne s'intéressent pas selon lui aux artistes populaires : "Une caste assez imbécile".

Bestimage
Bénabar signe son retour en musique avec un nouvel album "Le soleil des absents", emmené par "Reste-t-il du bonheur", un duo avec Pascal Obispo, avec qui il a d'abord été brouillé. Faisant le tour des médias, le chanteur a notamment accepté l'invitation de l'émission "Le Figaro La Nuit". Avec son franc parler habituel, Bénabar a évoqué, entre autres, le snobisme de certains médias envers les artistes appréciés du grand public. « Il y a deux milieux, il y a un milieu que je déteste et c'est tout à fait réciproque. Et un milieu que j'adore. Un milieu que je déteste pour être très caricatural, malheureusement ça l'est... "Télérama", France Inter. Un milieu d'une caste assez imbécile, qui pense savoir, et sans le savoir parce qu'ils ne sont pas assez cultivés, ce sont des censeurs » confie-t-il devant un journaliste interloqué.

"C'est ça la censure"

Droit dans ses bottes, Bénabar étaie ensuite ses propos : « C'est un milieu que j'affronte volontiers parce que quand on est "artistes", avec tous les guillemets qu'on peut mettre, il faut éviter les gens qui décident de ce qui est bien ou de ce qui n'est pas bien. C'est ça la censure ». Pour lui, « la chanson populaire, c'est le public qui décide » : « Tu prends le public pour des gens intelligents qui aiment ce qu'ils aiment. C'est comme la démocratie ! Chacun vote pour qui il veut. Il n'y a pas de bon vote ou de mauvais vote ». Se revendiquant comme quelqu'un de « très républicain », Bénabar prend la parole pour son cas mais aussi ceux d'autres artistes touchés comme lui par cette situation : « Je ne parle pas uniquement de moi. Je m'en sors pas mal... Mais il y a une volonté de dire aux gens : "C'est ça qu'il faut écouter et le reste ce n'est pas bien". France Inter est très connu pour ça. Déjà, c'est penser pour les gens ».

Mis de côté par la radio publique, Bénabar révèle que ses équipes ne font plus aucune demande pour qu'il y soit invité. « Les attachés de presse avec qui je travaille depuis plusieurs albums ne vont pas voir France Inter depuis 5 ou 6 albums, ce n'est pas la peine » assure l'interprète du "Dîner", d'autant plus blessé qu'il a grandi avec ces médias : « Je viens d'une famille classe moyenne, ma mère était libraire, de gauche. J'étais biberonné par ça. Je respecte le service public. C'est pour ça que j'ai la dent si dure, j'ai un sentiment de trahison personnelle sur mes chansons mais je ne parle pas que de moi ». Pour lui, ces médias ont « une envie de censure » : « Les snobs ne font de mal à personne (...) mais par contre, quand ça devient un système, ça devient une forme de censure, ça s'appelle comme tel ». Selon lui, « trois quarts des artistes français n'envoient même pas leur disque à France Inter » : « C'est le service public, donc ça pose un problème ». Des propos qui font évidemment beaucoup réagir sur les réseaux sociaux.

Par Julien GONCALVES | Rédacteur en chef
Enfant des années 80 et ex-collectionneur de CD 2 titres, il se passionne très tôt pour la musique, notamment la pop anglaise et la chanson française dont il est devenu un expert.
Bénabar

Vos billets pour le concert près de chez vous !

Réserver
A propos de Bénabar
Bénabar A propos de