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C'est à quelques jours de la sortie au cinéma du documentaire "Amy" d'Asif Kapadia, présenté en avant-première lors du dernier Festival de Cannes, que le patron d'Universal UK révèle que les dernières démos d'Amy Winehouse ont toutes été détruites. Comprenez par là qu'il n'existe plus aucun titre inédit de la chanteuse britannique. Au magazine Billboard, David Joseph a évoqué une question « morale » pour expliquer sa décision. « C'est ce qu'il fallait faire, d'un point de vue moral. Je n'aurais jamais accepté qu'on utilise une partie d'un enregistrement, ou seulement sa voix. Maintenant, personne d'autre ne pourra être tenté de le faire » a-t-il précisé.
Les albums posthumes dans le viseur
Il était pourtant déjà à la tête de la maison de disques en décembre 2011, lorsque est paru l'album posthume "Lioness: Hidden Treasures", cinq mois seulement après le décès de la chanteuse d'une overdose d'alcool. L'un des producteurs et ami d'Amy Winehouse, Salaam Remi (Nas, Ne-Yo, Whitney Houston), avait expliqué à l'époque qu'elle avait « probablement terminé l'écriture de l'album » avant sa mort, pour justifier cette commercialisation (Europe 1).
La démarche de David Joseph est sans doute motivée par la recrudescence d'albums posthumes qui pointent dans les bacs, comme ceux de Kurt Cobain, attendu cet été, ou Jimi Hendrix. Mais surtout ceux de Michael Jackson, dont le dernier en date, "Xscape", est paru il y a tout juste un an. Amy Winehouse n'a publié que deux disques de son vivant, "Frank" (2003) et "Back to Black", qui lui ouvrait les portes d'une carrière internationale en 2006 grâce au succès des singles "Rehab" et "You Know I'm No Good". Les admirateurs devront s'en contenter et espérer découvrir d'autres vidéos d'Amy sur la toile, comme celle récemment mise en ligne et qui témoigne d'un très grand talent alors que l'artiste était âgée de seulement 14 ans.