Affiche du film
"Marty Supreme". Tout le monde n'a que ces deux mots à la bouche. Normal puisque la stratégie marketing autour du film sorti aujourd'hui dans les salles de cinéma a tout emporté sur son passage. Une fausse visioconférence où Timothée Chalamet joue les divas, un dirigeable orange aperçu dans le ciel de Los Angeles, une publicité sur le sommet de la Sphere de Las Vegas, des boîtes de céréales inédites, un clip avec le rappeur EsDeeKid, une veste qui a généré des files d'attente et des ruptures de stock (et des reventes à prix fous !)... Les réseaux sociaux se sont emballés alors que l'acteur de 30 ans a enchaîné les interviews pour "Marty Supreme". « Je refuse que cette campagne soit réduite à du marketing. C'en est une extension artistique. (...) Tout est venu de mon coeur et de mon âme » se défend Timothée Chalamet auprès de Ciné Télé Revue. Elle est pourtant la clé essentielle du succès du film, porté par une bande originale très 80's.
"Forever Young" d'Alphaville
Au milieu de cette saturation médiatique, "Marty Supreme" intéressera les mélomanes car, même s'il se déroule dans l'Amérique des années 50, sa bande originale saute à pieds joints dans les années 80. Un anachronisme assumé. Ainsi, l'ouverture du film se fait sur "Forever Young" du groupe Alphaville, sorti en 1984 et devenu un classique. Et celles et ceux qui ont déjà eu la chance de voir "Marty Supreme" ne s'en sont toujours pas remis. « Je n'entendrai plus jamais "Forever Young" de la même manière. Cette séquence d'ouverture est gravée dans mon cerveau » peut-on notamment lire sur les réseaux sociaux. Vous êtes prévenus !
"Everybody Wants to Rule the World" de Tears for Fears
Quelle autre chanson peut mieux coller à "Marty Supreme" que "Everybody Wants to Rule the World" de Tears for Fears ? En effet, Timothée Chalamet incarne le personnage de Marty Mauser, 23 ans, dont le but est tout simplement de devenir le meilleur joueur mondial de ping pong. Ce qui entraîne forcément son lot de compétition, d'exigence et de folie. Son mantra ? « Rêver en grand ». Pour son générique de fin, c'est donc "Everybody Wants to Rule the World" qui résonne, alors qu'un autre titre de Tears for Fears, "Change", s'invite dans le long-métrage. Indémodable.
"I Have the Touch" de Peter Gabriel
Membre des débuts du groupe Genesis, Peter Gabriel est également à l'honneur de la BO du film "Marty Supreme" grâce à sa chanson "I Have the Touch", troisième extrait de son quatrième album. Et pas le plus populaire auprès du public. « La chanson est rarement utilisée et j'ai toujours adoré le tennis de table » se réjouit l'interprète de "Sledgehammer" sur son site officiel et ses réseaux sociaux, d'autant plus « ravi » par l'engouement entourant le long-métrage. Dans une interview à Variety, le réalisateur Josh Safdie s'est dit obsédé par ce morceau - qu'il a écouté plus de 1.000 fois - tout en travaillant sur le film : « J'ai décidé de mettre les images sur cette chanson, et ça a fonctionné. Quelque chose se passait, c'était mythique ».
"The Perfect Kiss" de New Order
« Il y avait une qualité contemporaine à voir la musique anachronique associée aux années 40 ou au début des années 50 » explique le réalisateur de "Marty Supreme", qui a aussi été piocher dans le répertoire de New Order pour illustrer les tribulations de son personnage « nerveux », « vaniteux » et « arrogant ». Une BO que Josh Safdie voulait vivifiante pour retranscrire tous les aspects de la jeunesse de son Marty. C'est donc en toute logique que "The Perfect Kiss" de New Order s'y invite. Sorti en 1985, l'hymne synth-pop prouve là encore qu'il n'a pas pris une ride.
"Everybody's Got to Learn Sometime" de The Korgis
Si le réalisateur a travaillé son film en se plongeant dans les années 80, le titre "Everybody's Got to Learn Sometime" n'a pas été une évidence et est arrivé plus tard. Pourtant, n'est-ce pas là l'une des plus belles chansons de l'histoire ? Dès les premières secondes, la mélodie plonge l'auditeur dans une nostalgie sans pareil. « Je voulais que le passé hante le futur, et que le futur hante le passé, avec ce film » atteste Josh Safdie à IndieWire. Et c'est totalement réussi, notamment grâce à la ballade synthétique "Everybody's Got to Learn Sometime", qui avait déjà sacralisé au cinéma dans le film "Eternal Sunshine of the Spotless Mind" de Michel Gondry grâce à la reprise de Beck.