Yseult : le réalisateur du clip K-pop répond aux accusations de plagiat
Yseult accuse deux artistes K-pop d'avoir "copié" un de ses propres clips. Le réalisateur de la vidéo sud-coréenne sort du silence et avoue sa faute. Mais la chanteuse ne l'entend pas de cette oreille...

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Yseult est en guerre contre l'industrie K-pop. La chanteuse française, désormais connue à l'international, accuse les deux artistes sud-coréens R.Tee et Soyeon d'avoir « copié » son clip "Bitch You Could Never", sorti en mai 2024, pour la vidéo de leur duo "Damdadi". Il est vrai que les deux oeuvres ont un scénario similaire puisqu'elles se déroulent dans un open space mis sans dessus dessous par les deux chanteuses précitées. « L'industrie K-pop, comme bien d'autres, s'attaque à la culture noire comme un vampire depuis des décennies. Sampler nos sons, copier nos mouvements, porter notre peau comme un costume, profiter de notre douleur en effaçant nos noms. Arrêtez de voler les artistes et de faire comme si ce n'était rien » s'est emportée l'interprète du tube "Alibi", recevant, en retour, des commentaires à caractère raciste de la part des fans de R.Tee et Soyeon.

"Je m'excuse sincèrement"

Mais alors que l'affaire a été très médiatisée, Hong Minho sort du silence. Le réalisateur du clip "Damdadi" avoue avoir été effectivement influencé par celui d'Yseult. Grand admirateur de la chanteuse française et des « réalisateurs avec lesquels elle a travaillé », il dit s'en être « naturellement inspiré » pour ce clip sud-coréen : « Cependant, je m'excuse sincèrement si certaines scènes ont été présentées d'une manière qui ressemblait directement à son propre clip, et je regrette profondément toute offense que cela a pu lui causer, ainsi qu'à son équipe ».

Le cinéaste assure que « la conception et la réalisation du clip » étaient entièrement sous sa responsabilité et que les deux artistes Jeon Soyeon et R.Tee n'ont rien à voir dans la direction artistique de la vidéo. « Ils se sont concentrés uniquement sur la direction musicale et n'ont pas été informés au préalable des intentions créatives derrière les visuels ni des références spécifiques utilisées » précise-t-il pour faire son mea culpa : « À l'avenir, je mènerai des recherches plus approfondies tout au long du processus créatif et veillerai à faire preuve de respect envers les créateurs et artistes originaux qui m'ont inspiré ».

Des excuses suffisantes pour mettre fin à l'affaire ? Pas vraiment pour Yseult, qui écrit sur X : « J'apprécie les excuses mais soyons honnêtes, c'est une affaire de plagiat, pas d'inspiration. Ne changeons pas de point de vue. Donnez du crédit à ceux qui le méritent ». Et d'ajouter dans une vidéo TikTok : « J'accepte les excuses avec de l'argent ».

Par Théau BERTHELOT | Journaliste
Passionné par la musique autant que le cinéma, la littérature et le journalisme, il est incollable sur la scène rock indépendante et se prend de passion pour les dessous de l'industrie musicale et de l'organisation des concerts et festivals, où vous ne manquerez pas de le croiser.
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