Crédits photo : Capture d'écran YouTube
Les rééditions des albums légendaires des Beatles s'enchaînent. Après "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band", le fameux "White Album", "Abbey Road" puis "Let It Be", c'est au tour de "Revolver" de ressortir dans une riche édition. Initialement sorti le 5 août 1966, ce septième disque marque un véritable tournant dans la discographie des Fab Four. S'il reste aujourd'hui l'un de leurs chefs-d'œuvre, "Revolver" est surtout l'album où John, Paul, Ringo et George vont abandonner la pop "classique" pour davantage d'expérimentations sonores et des influences plus psychédéliques, comme sur les incroyables "Taxman" et "Tomorrow Never Knows" qui ouvrent et ferment le disque. Ecoulé à plus de 7 millions d'exemplaires dans le monde, l'album a donné naissance aux tubes "Eleanor Rigby" et "Yellow Submarine".
"Un processus laborieux qui a pris des mois"
56 ans après sa sortie initiale, "Revolver" est donc de retour dans les bacs avec bon nombre d'éditions vinyles et CDs ainsi qu'une version "super deluxe" de cinq CD contenant un nouveau mix stéréo de l'album réalisé par Giles Martin (fils du célèbre producteur George Martin) et Sam Okell ainsi que quatre disques de démos et titres issus des sessions d'enregistrements du projet. Pour présenter cette réédition, l'Estate des Beatles propose un clip animé pour "I'm Only Sleeping". Une vidéo réalisée par Em Cooper et qui a nécessité l'utilisation de 1.300 peintures à l'huile, sa spécialité, pour créer l'animation du clip. La cinéaste a exploré « l'espace entre le rêve et l'éveil, en travaillant sur une animation sur des feuilles de celluloïd. Elle a peint chaque image manuellement à la peinture à l'huile, un processus laborieux qui a pris des mois ».
Le résultat, c'est donc une vidéo onirique qui nous amène dans les rêves de Paul McCartney, John Lennon, George Harrison et Ringo Starr, retraçant les moments forts de leur carrière à travers ces peintures à l'huile et mettant ainsi en lumière cette chanson interprétée par John Lennon. Une chanson qui fait l'éloge de la paresse et du sommeil ! A noter que pour créer ce morceau, les passages de guitares électriques de George Harrison ont été passés à l'envers.