Crédits photo : Pochette de Saez
Une nuit blanche et huit heures de concert. Voilà une performance que le public de Saez n'est pas près d'oublier ! Le 31 janvier 2027, la nouvelle "tournée des Maudits" du chanteur engagé, célèbre pour le tube "Jeune et con" mais dont l'oeuvre, dense et cathartique, a donné lieu l'an dernier à la parution d'un quintuple disque ("Apocalypse"), fera escale à la Adidas Arena dans le 18ème arrondissement de Paris pour une représentation atypique qui démarrera... à 22 heures, pour s'étaler jusqu'à 6 heures du matin. Un pari fou qui, dès son annonce, a semé la confusion parmi son public. « Damien ! T'as cru que j'avais encore 20 piges !? 14h-20h c'est bien aussi », « Il a oublié qu'il a un public de vieux maintenant », « Je peux venir avec mon oreiller ? » a-t-on pu lire avec humour sous la publication d'Instagram de l'artiste.
"N'oublie que ton public est issue de la classe ouvrière"
Problème ? L'ouverture ce mercredi de la billetterie pour ce « concert du siècle », rebaptisé "De la nuit aux aurores", a provoqué la stupeur et la fureur des fans de Saez, en raison du prix élevé du billet d'entrée. Un tarif unique, que l'on soit assis ou debout, fixé à... 386,50 euros. « Sérieux ? », « Ça fait mal », « C'est juste pas possible », « Je suis en colère », « on est hyper déçus et dégoûtés », « Faut faire un crédit ? » s'étranglent les internautes, qui se demandent si « le 1er avril est arrivé en avance » cette année : « Je suis curieuse de voir qui va mettre 400 euros pour ça », « Un -90% n'est pas de refus ».
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Si la pilule est difficile à avaler pour le public de Saez, c'est parce que l'artiste à l'esprit libertaire, qui s'est toujours revendiqué de la contre culture, n'a jamais hésité à dénoncer le capitalisme dans des titres comme "Mon terroriste" ou "J'accuse". Plus qu'une douche froide, certains y voient une véritable trahison. « Quand le chanteur des prolos et du petit peuple glisse vers d'autres ambitions », « Deux places, le train et l'hôtel, il y en a pour un smic », « L'esprit anticapitaliste est loin d'y être », « La conjecture actuelle, tu y penses Damien ? », « N'oublie que ton public est souvent issue de la classe ouvrière » rappellent d'une même voix des admirateurs désabusés. Dans les commentaires, d'autres citent ironiquement les paroles d'une chanson de Saez sortie en 2008, qui s'intitule... "On n'a pas la thune" : « On a pas la thune, mais l'espoir, pas le blé mais l'envie ». Comme le chantait MC Solaar, les temps changent !